Vox populi, vox dei

La voix du peuple est aussi celle de Dieu. J'ai toujours dit que le peuple français faisait au mieux avec ce qu'on lui proposait. Certes, les résultats ne confirment pas mes pronostics du 7 décembre mais ceci est sans importance.

Le premier tour a été un cri de colère contre la gauche et la droite classique. Le deuxième tour a été un sévère avertissement pour le Front national : il y a encore trop d'erreurs ou d'approximations dans ses propositions pour qu'on puisse lui confier un vrai pouvoir. Face à ces deux évidences, les commentaires qui suivent sont relativement anecdotiques. Je regrette qu'il n'y ait pas eu de triangulaires dans le Nord et dans la région PACA : c'est un manque de confiance dans le peuple français, même s'il avait jugé qu'il était temps de donner une parcelle de pouvoir au FN.

La victoire de Valérie Pécresse me semble surprenante. Certes, David s'est bien battu mais Goliath (Claude Bartolone) était puissamment armé (on l'a déjà expliqué). Selon moi, Goliath a eu des faiblesses individuelles qui ont pesé lourd car elles étaient significatives d'errements collectifs. Manuel Vals a cru bon de dramatiser en allant jusqu'à parler de risque de guerre civile. Goliath s'est laissé aspirer par cette spirale jusqu'à insulter Valérie Pécresse. De plus, selon le Président du PCD, monsieur Bartolone aurait traité la manif' pour tous de mouvement "obcène" : même si cette expression n'est qu'un dérapage, elle illustre bien le mépris d'une partie des élites de gauche vis-à-vis de la religion. Cela peut inciter des "peu motivés" à se déplacer pour voter. Enfin, dans une région où les subventions atteignent des sommes astronomiques, l'alternance démocratique est souhaitable : l'affaire du Marco Polo n'a pu que renforcer cette conviction.

Bref, la victoire de Valérie Pécresse est la défaite de Claude Bartolone et sûrement pas la victoire de Nicolas Sarkozy.

Et maintenant ? A court terme, en ce qui concerne les appareils politiques, François Hollande va bénéficier d'une dizaine de mois de relative tranquillité. Après une passagère déception, le FN va continuer son ascension silencieuse, avec des moyens, matériels et humains, accrus. Alain Juppé va courtiser la gauche jusqu'à la primaire de la droite : c'est sa seule chance de battre Sarkozy, même si celui-ci est terriblement affaibli. En clair, à court terme, au niveau des états-majors, la politique politicienne va garder le pouvoir.

Par contre, à long terme, pour la dette et la création d'emplois dits "marchands" (producteurs de richesses), c'est un tsunami qui se prépare : quand le peuple de France va constater l'ampleur des dégâts, cela m'étonnerait que monsieur Hollande puisse récolter sur une terre dévastée, quelle que soit son habileté manoeuvrière.

En vidéo sur le même thème :Régionales : le zapping vidéo du deuxième tour 


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