Mona Lisa, le plus célèbre portrait au monde, a été gravé sur une plaque métallique mesurant moins d’un tiers du diamètre d’un cheveu humain.

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"Chérie, j’ai rétréci Mona Lisa" ! L'un des plus célèbres tableaux au monde, la Joconde de Léonard de Vinci, vient d'être reproduit sur la plus petite des toiles : une pièce métallique de 30 microns (soit 30 millionième de mètre), soit un tiers du diamètre d'un cheveu humain. Une expérience réalisée par des chercheurs américians du Georgia Institute of Technology, à Atlanta. Cette « Mini Mona Lisa » a vu le jour grâce à un microscope à force atomique, et à un procédé au nom difficilement prononçable appelé nanolithographie thermochimique (TCNL).

Imprimer dans l’infiniment petit

En d'autres termes, les chercheurs ont utilisé un microscope muni d'une pointe capable d'utiliser la chaleur pour imprimer dans l'infiniment petit. Pour la Joconde, les chercheurs ont dû réguler la température de la pointe du microscope afin de pixéliser la plaque métallique. Plus la température est élevée, plus le nombre de molécules déposées est élevé, et plus le gris est clair (les mains et le visage). A l'inverse, si la température est basse, le nombre de molécules est bas et le gris est foncé (la robe et les cheveux).

"De nouvelles expérimentations irréalisables auparavant"

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Forte de ce succès, l’équipe américiane pense qu’il est envisageable "que le procédé de TCNL lui permette de reproduire le gradient (grandeur physique) de n’importe quelle autre propriété physique ou chimique". Jennifer Curtis, maître de conférences à la Georgia Institute of Technology, ajoute que cette technique peut permettre "de nouvelles expérimentations irréalisables auparavant, par exemple dans la nano-optique et la nano-électronique".

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