INTERVIEW - Aujourd'hui à la retraite, la flic la plus célèbre de France dirigeait la brigade criminelle à l'époque où celle-ci traquait le monstre sanguinaire, comme le relate L'Affaire SK1 jeudi 9 novembre à 20 h 55 sur France 3.

Quand vous repensez à cette affaire, quelle image vous vient à l'esprit ?

Martine Monteil : Une image de forte intensité. À chaque meurtre, le plus éprouvant était d'admettre que le bonhomme avait recommencé. On se demandait ce qui nous échappait et on culpabilisait forcément. D'autant que toutes les pistes étaient exploitées, y compris les plus improbables comme la Légion étrangère, les pompiers, les ambulanciers.

En charge de la Crim' dès 1996, vous serez confrontée aux deux derniers meurtres... Des meurtres qui auraient pu être évités puisqu'on avait prélevé l'ADN de Guy Georges en 1995, mais la loi interdisait alors la constitution d'un fichier...

J'irai même plus loin : on avait son ADN depuis 1994, par les traces de sperme retrouvées chez sa quatrième victime. Ce sont donc les trois assassinats suivants qui auraient pu être évités. S'il n'y avait pas eu toutes ces belles âmes pour hurler au flicage et bloquer la constitution du FNAEG (fichier national d'empreintes génétiques pour les délinquants créé en 1998 suite à cette affaire, ndlr) on l'aurait stoppé rapidement.

Le 26 mars 1998, Guy Georges est enfin arrêté et conduit dans vos bureaux. Qu'éprouvez-vous à votre première rencontre ?

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Il m'écœure. Je le regarde passer et, comme tous mes collègues, je vois défiler les corps de ses victimes : l'état dans lequel on les a trouvées se superpose alors aux photos que nous avions d'elles encore vivantes. À ce moment-là, on est saisi... > Lire la suite sur Téléstar

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