INTERVIEW - Dans Claude François, l'Ombre au Tableau, diffusé le 6 octobre à 23h10 sur Arte, Jean-Pierre Bourtayre dévoile le Cloclo intime.

De 1971 à sa mort, en 1978, vous avez été le directeur artistique et le principal compositeur de Claude François. Comment cela est-il arrivé ?

Jean-Pierre Bourtayre : J'avais composé des titres pour Claude et, mes chansons marchant, on s'est revus jusqu'à ce qu'il me dise : «Pourquoi tu ne me rejoins pas ? » Ce que j'ai fait en m'installant dans ses bureaux du boulevard Exelmans.

Là, je lui trouvais aussi d'autres auteurs-compositeurs. Il m'emmenait partout, chaleureux, généreux, et me surnommait «Boubou». C'est l'époque où l'on adaptait des titres anglo-saxons.

Claude était branché sur les ondes anglaises pirates de Radio Caroline. Mais on faisait également plus souvent de la pure création...

Vous avez composé pour lui d'énormes tubes comme Chanson populaire, Le Téléphone pleure, Alexandrie Alexandra. Aviez-vous conscience d'établir les canons de la variété française ?

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D'une certaine façon, oui. Prenez Alexandrie Alexandra. Quand Sheila ou Patrick Juvet chantaient du disco, c'était en anglais. Avec ce titre et Magnolias for Ever, Étienne Roda-Gil, que j'avais présenté à Claude, et moi avons fait de la musique disco française. Que des gamins, quarante ans après, chantent encore Alexandrie Alexandra, à travers les reprises de M. Pokora, me touche énormément...

Vous avez connu un Cloclo prêtant à son look un soin extrême...

Exact. Il allait régulièrement chez Carita pour se faire nettoyer la peau et m'encourageait à faire de...

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