Rendue tristement célèbre après avoir défiguré le portrait du Christ qu’elle restaurait, une octogénaire espagnole devrait prochainement recevoir une coquette somme provenant des droits de cette image qui a fait le tour du monde.

©AFP

Après avoir été huée et moquée, Cecilia Gimenez, va prochainement s’enrichir grâce à son erreur. Auteure de la catastrophique restauration du portrait du Christ dans la petite ville de Borja en Espagne, cette octogénaire s’apprête en effet à toucher des droits sur son "œuvre". Elle devrait ainsi recevoir d’ici peu de temps 49% des revenus qui ont été tirés des droits de cette image après que cette dernière ait été rendue tristement célèbre à travers le monde. D’après la fondation municipale qui est en charge de l’église abritant la peinture, près de 57.000 visiteurs venus des quatre coins du monde ont payé 1 euro chacun pour venir voir ce désastre.

Un visage rond aux yeux grossièrement dessinés et coiffé d’une espèce de pelage ébouriffé.L’an dernier, la dévote de 82 ans a entrepris de restaurer un portrait du Christ datant du siècle précédent et nécessitant un petit coup de jeune. L’œuvre peinte à même un mur de l’église Santuario de Misericordia représentait initialement le Christ, les traits fins et coiffé d’une couronne d’épines. Après avoir été "restaurée", l’œuvre ne représentait plus qu’un un visage rond aux yeux grossièrement dessinés et coiffé d’une espèce de pelage ébouriffé. Baptisée "Ecce Homo" par son auteure, l’œuvre avait d’abord suscité l’hilarité et la colère des habitants de Borja, avant de devenir l’objet de moult détournements sur la toile. Certains internautes s’étaient en effet saisis de cette catastrophique restauration pour l’adapter avec le visage du roi d’Espagne et de Michael Jackson. 

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"Tout le monde est content maintenant"Aujourd’hui il semblerait que le temps des moqueries soit passé et que l’heure soit désormais aux profits. En plus des visites, Cecilia Gimenez va en effet également toucher des droits sur l’utilisation de l’image de son "œuvre" sur des objets comme des tasses, des t-shirts et même des bouteilles de vin.  Et tandis que son avocat a indiqué que "la fondation et Cecilia destineront tous les revenus à des oeuvres caritatives", l’octogénaire s’est quant à elle réjouie dans les colonnes d’El Heraldo que "tout le monde semble content maintenant".

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