Karine Le Marchand : nouvelles déclarations controversées sur France Inter et "menaces extrêmement graves"
De la sincérité au scandale, il n'y a qu'un pas, que Karine Le Marchand semble avoir franchi à deux reprises cette semaine. Venue promouvoir son documentaire sur l'immigration, l'animatrice vedette de M6 s'est retrouvée au cœur d'une tempête médiatique et politique, dont la violence a dégénéré en "menaces extrêmement graves".
Le contexte explosif : la polémique CNews et la saisie de l'Arcom
Tout part d'une anecdote personnelle datant de 1986. Invitée le 9 février 2026 sur le plateau de L'Heure des Pros (CNews) pour défendre Les Nouveaux Français, 100 ans d'immigration, l'animatrice raconte son arrivée à Paris depuis Nancy. La séquence devient virale lorsque Karine Le Marchand déclare verbatim : "J'ai vu le RER arriver. J'ai vu tous ces Noirs, et tous ces musulmans, enfin ces Arabes, qui sortaient, enfin des gens qui avaient des têtes que je n'avais pas l'habitude de voir... Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un peu peur".
L'affaire prend une tournure politique immédiate. Sur RMC, dans Les Grandes Gueules, elle affirme par ailleurs que "l'immigration est un problème dont on va devoir s'emparer à la prochaine présidentielle". Ces sorties provoquent l'ire de deux députées, Ersilia Soudais (LFI) et Léa Balage El Mariky (Écologiste), qui annoncent saisir l'Arcom pour dénoncer des propos qu'elles jugent racistes et stigmatisants.
France Inter : une tentative de justification qui ravive la controverse
Espérant éteindre l'incendie, la présentatrice s'exprime le 12 février 2026 dans l'émission Zoom Zoom Zen sur France Inter. Elle tente de contextualiser ce choc culturel de jeunesse en invoquant une inexpérience générale de la diversité à l'époque. Malheureusement, sa nouvelle formulation maladroite met de l'huile sur le feu : "J'avais jamais mangé chinois non plus", lâche-t-elle selon des propos repris par Melty.
Cette comparaison culinaire, censée dédramatiser la situation, est interprétée par ses détracteurs comme une réitération de sa position. Loin d'apaiser les esprits, ce parallèle a été perçu comme une minimisation maladroite, relançant les accusations initiales.
L'intervention d'urgence de M6 face aux "menaces extrêmement graves"
La situation bascule le 13 février 2026, forçant le groupe M6 à sortir de sa réserve habituelle. Dans un communiqué officiel, la chaîne apporte un soutien indéfectible à son visage phare, révélant que Karine Le Marchand "fait l'objet de très nombreuses attaques et de menaces extrêmement graves".
La chaîne dénonce vigoureusement la diffusion d'"extraits d'interviews tronqués" sur les réseaux sociaux, estimant que le contexte de ses origines et de son documentaire a été délibérément ignoré. Cette riposte institutionnelle suggère une inquiétude réelle pour l'intégrité de l'animatrice, alors que les figures médiatiques sont de plus en plus exposées à la violence numérique.
Le poids des origines et la posture médiatique de Karine Le Marchand
Ce tourbillon médiatique frappe une femme qui revendique pourtant sa complexité identitaire. Née d'un père burundais, elle confiait sur RMC : "je me sens profondément française [...] pour autant je ne nie pas mon l'origine de de mon père".
Connue pour son style "cash" dans L'amour est dans le pré ou Une ambition intime, Karine Le Marchand a bâti sa carrière sur une franchise brute et une proximité immédiate. Cette approche, qui privilégie la confidence sincère aux codes journalistiques traditionnels, semble s'être heurtée cette fois-ci à la sensibilité extrême du débat sur l'immigration.