Immigration : la phrase de Karine Le Marchand qui a mis le feu au débat
Alors qu'elle assure la promotion intense de son film événement Les nouveaux Français, la présentatrice vedette de M6 s'est retrouvée au cœur d'une vive discussion médiatique. Entre volonté de briser les tabous et désir de raconter l'histoire de France sous un prisme inédit, sa dernière intervention a fait l'effet d'une bombe, manquant presque d'éclipser le projet titanesque qu'elle porte depuis des mois.
Une onde de choc sur les ondes de RMC
Sur le plateau de l'émission Les Grandes Gueules, l'animatrice n'a pas mâché ses mots, provoquant une réaction immédiate sur les réseaux sociaux. « L'immigration est un problème dont on va devoir s'emparer à la prochaine présidentielle », a-t-elle lancé sans détour. Cette phrase, reprise en boucle, s'inscrit pourtant dans une démarche précise : bousculer le confort intellectuel et extraire le sujet des « discours purement émotionnels ou caricaturaux » qui saturent l'espace public.
Karine Le Marchand a toutefois tenu à compléter son propos par une nuance sociologique décisive, souvent inaudible dans le vacarme médiatique. Elle a exprimé un refus net de « toute stigmatisation globale ».
Pour elle, la distinction est fondamentale : il faut dissocier la gestion technique et administrative des flux migratoires des questions d'intégration et d'insécurité qui visent souvent injustement les Français d'origine étrangère. L'animatrice regrette que seule la première partie de sa pensée ait été retenue par une partie de l'opinion, occultant la complexité de son raisonnement.
Un engagement personnel pour élever le débat
Cette sortie médiatique sert de préambule à la diffusion sur M6 du documentaire Les nouveaux Français, 100 ans d'immigration, prévue le 9 février 2026. Ce projet d'envergure ambitionne d'explorer un sujet fondamental, souvent instrumentalisé par la classe politique, mais rarement raconté avec autant de nuance à une heure de grande écoute.
L'animatrice rappelle des chiffres marquants : environ 13 millions de personnes, soit un Français sur cinq, sont immigrées ou descendantes d'immigrés.
Pour la présentatrice de L'Amour est dans le pré, cette thématique résonne bien plus fort qu'un simple sujet d'actualité. Née d'une mère lorraine et d'un père originaire du Burundi, elle se définit comme une "fille de l'immigration". Elle souhaite raconter cette histoire "de l'intérieur", en refusant la posture qui consisterait à devoir choisir entre ses différentes appartenances. Son histoire personnelle agit comme un miroir de l'histoire collective qu'elle entend narrer.
Des révélations intimes et un casting inattendu
L'implication de Karine Le Marchand dans ce documentaire a pris une tournure inattendue et profondément émotionnelle. Pour les besoins du film, elle a accepté de réaliser un test ADN, une démarche qui a abouti à une découverte « bouleversante » : l'existence d'un demi-frère qu'elle ne connaissait pas. Cette révélation confère au projet une dimension encore plus intimement personnelle, transformant une enquête historique en quête d'identité.
Pour incarner ces récits et déconstruire les peurs, l'animatrice s'est entourée d'un casting éclectique. De Gérard Hernandez à Tomer Sisley, en passant par le champion Nikola Karabatic et l'humoriste Booder, tous ont accepté de témoigner. Ils illustrent les grandes vagues migratoires — Italiens, Algériens, Vietnamiens — à travers des histoires de « travail, transmission et parfois racisme ». Par ces témoignages, Karine Le Marchand livre un plaidoyer pour une « vision positive de l'immigration », sans nier les difficultés, mais en célébrant l'apport de ces nouveaux Français.
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