Affaire Morandini : Sonia Mabrouk claque la porte, Laurence Ferrari appelée à la rescousse
L'une a quitté le navire en invoquant ses principes, l'autre, véritable pilier de la chaîne, retrouve un fauteuil qu'elle connaît par cœur. Ce remplacement soudain à la présentation de « La Grande Interview » de 8h10 dépasse la simple réorganisation de grille : il met en lumière les secousses internes et les arbitrages stratégiques qui agitent le groupe Canal+ en cette période tourmentée.
Le départ fracassant de Sonia Mabrouk : un "souci de cohérence"
C’est un véritable coup de tonnerre qui a résonné en février 2026. La journaliste a présenté sa démission de CNews et d'Europe 1, une décision directement liée au maintien à l'antenne de Jean-Marc Morandini malgré sa condamnation définitive. Dans un communiqué qui a fait grand bruit, elle a justifié ce choix par un « souci de cohérence » et une volonté farouche de garantir « la préservation de l'intérêt des victimes ». Les coulisses de ce départ révèlent un « bras de fer » intense, ayant entraîné une « altération certaine et effective de [s]a relation avec une partie de la direction ». Par ailleurs, Sonia Mabrouk a confié vouloir se consacrer à un « heureux événement qui arrive prochainement », confirmant sa grossesse en pleine tempête médiatique.
Laurence Ferrari : le retour d'une figure clé de la galaxie Bolloré
Pour combler ce vide, le groupe a fait appel à une valeur sûre. Laurence Ferrari assurait déjà ce créneau jusqu'en août 2023, date à laquelle Sonia Mabrouk avait pris le relais de la co-diffusion. L'ancienne présentatrice du 20h conserve ainsi une omniprésence notable : elle pilote déjà Punchline, le Grand Rendez-vous du dimanche et occupe le poste de rédactrice en chef politique chez Paris Match. Il est intéressant de noter qu'en janvier 2026, au plus fort de la polémique, Laurence Ferrari avait elle aussi pris ses distances. « Je suis aux côtés des victimes », avait-elle déclaré au Parisien, tout en appelant à garder son calme face à la situation judiciaire.
Impact éditorial : d'une pugnacité à une approche plus institutionnelle
Le changement de visage risque de modifier la tonalité de la matinale. Sonia Mabrouk avait imposé un style « authentique et sans concession », marqué par une pugnacité redoutée et un positionnement très critique sur les thèmes régaliens. De son côté, Laurence Ferrari apporte une touche plus institutionnelle, héritage de ses années TF1. Si les observateurs notent que son style sur CNews a évolué vers une préoccupation accrue pour la sécurité, en phase avec la ligne de la chaîne, le défi sera de taille. Elle devra maintenir l'intensité de ce rendez-vous stratégique, bâti sur la marque de fabrique incisive de sa prédécesseure.
La « co-diffusion » et l'enjeu stratégique des matinales Bolloré
Ce retour confirme le renforcement des synergies au sein du groupe. L'interview de 8h10 constitue la vitrine essentielle pour les matinales de Dimitri Pavlenko sur Europe 1 et Romain Desarbres sur CNews. Toutefois, ce jeu de chaises musicales — Ferrari remplaçant celle qui l'avait remplacée — interroge sur le vivier de talents disponibles pour porter la ligne éditoriale du groupe. Pendant ce temps, la concurrence observe : le départ de Mabrouk pourrait bien aiguiser l'appétit des chaînes rivales, prêtes à récupérer une voix aussi influente.
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