Le système de malus pensé par l'Agirc-Arrco peut paraître complexe, voire redondant. Pourtant, il va falloir s'y faire. Et pour s'éviter les décotes, le comprendre ! Explications.
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Retraite complémentaire : ce que vous n’avez peut-être pas compris au système de malusIstock

Tout a commencé en 2019. L’Agirc-Arrco, la caisse de retraite complémentaire des travailleuses et des travailleurs du privé, doit trouver un moyen d’équilibrer ses comptes. Elle a donc décidé de la mise en place d’un système de bonus-malus - un de plus ! - pesant sur les pensions de ses assurés. Le principe est simple, indique Le Monde : les salariés qui sont en âge de partir à la retraite mais ne repoussent pas leur cessation d’activité d’un an au moins font face à une décote. Se faisant, ils sont incités à cotiser davantage… et leur rémunération coûte moins cher s’ils préfèrent tout de même partir. Bien sûr, s’ils restent plus que prévu, ils peuvent aussi bénéficier d’une surcote.

Seulement voilà ! Comme le rappelle Capital, ce n’est pas l’unique système de malus auquel répond l’Agirc-Arrco. Il en existe un autre, plus ancien, et qui ne s’applique d’ailleurs pas qu’à la retraite complémentaire : il concerne tous les retraités qui partent avant d’avoir accumulé le nombre de trimestres nécessaires pour prétendre au taux plein ; sauf s’ils attendent l’âge auquel celui-ci est accordé - actuellement fixé à 67 ans. Cette superposition, hélas, peut engendrer un certain nombre de confusion. Récapitulatif de ce qu’il faut savoir pour ne pas se faire mener en bâteau au moment de liquider ses droits. 

Décotes à l’Agirc-Arrco : qu’est-ce qui différencie les deux régimes ?

"Commençons par rappeler que les différents systèmes de malus de l’Agirc-Arrco ne sont pas de même nature et ne nourrissent pas les mêmes objectifs. Ils ne répondent pas aux mêmes impératifs ; loin s’en faut", entame d’entrée de jeu l’économiste Philippe Crevel, spécialiste des retraites et de l’épargne. Et lui de pointer la principale divergence : "L’un est définitif, l’autre n’est que temporaire". Reste à savoir comment s’éviter l’un comme l’autre… et à quelles logiques ils répondent.

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