Rachida Dati révèle le calvaire de sa fille Zohra dans l'émission Legend
Face à Guillaume Pley, l'ancienne Garde des Sceaux s'est livrée comme rarement sur sa vie privée. Au cœur de cet échange, elle aborde sans fard les conséquences dévastatrices de sa carrière politique sur la santé de son enfant, victime de symptômes physiques alarmants nécessitant une lourde hospitalisation.
Une confession choc d'une mère à l'épreuve
C'est dans le cadre intimiste de la chaîne YouTube Legend que la ministre a dévoilé cette épreuve familiale. Elle raconte comment une simple crise d'angoisse a basculé vers une pathologie sévère. "Du jour au lendemain, elle ne pouvait plus marcher et elle ne sentait plus son corps", confie Rachida Dati. Cette paralysie soudaine a conduit l'adolescente à passer "plus d'un an" à l'hôpital, une période durant laquelle elle a perdu l'usage de ses jambes.
Pour la mère, le lien avec la violence de son exposition médiatique est évident. Elle évoque un cocktail toxique mêlant harcèlement scolaire, menaces de mort reçues à son ministère et même une tentative d'enlèvement par le passé. Ces événements traumatiques ont généré une culpabilité tenace chez la ministre, qui admet s'être dit face à la détresse de sa fille : "C'est forcément à cause de moi".
Comprendre les troubles neuro-fonctionnels (TNF)
Ce diagnostic, souvent méconnu du grand public, correspond à une réalité médicale complexe. Selon l'Hôpital de La Tour, un trouble neuro-fonctionnel (TNF) résulte d'un dysfonctionnement de la communication cérébrale. Contrairement à un AVC ou une tumeur, il n'y a pas de lésion visible sur les scanners : pour utiliser une métaphore informatique, c'est le "logiciel" du cerveau qui plante, alors que le "matériel" est intact.
Les symptômes sont pourtant bien réels et invalidants. Ils peuvent être moteurs, comme la faiblesse musculaire ou les tremblements, ou sensoriels. Le cas décrit par Rachida Dati, mêlant paralysie et perte de sensation, est caractéristique de ces atteintes motrices fonctionnelles.
Loin d'être anecdotique, cette pathologie représente jusqu'à 30% des consultations neurologiques d'après La Revue du Praticien. Longtemps qualifiés à tort de "troubles de conversion" ou suspectés de simulation, ces maux sont involontaires. Si le mécanisme est neurologique, le développement d'un TNF est fréquemment favorisé par un stress intense ou un traumatisme psychique, confirmant le lien établi par la ministre avec le vécu difficile de sa fille.
La clé d'une meilleure prise en charge
Face à ces troubles, l'errance médicale complique souvent la guérison. Les spécialistes s'accordent à dire qu'une amélioration rapide dépend d'un diagnostic précoce, annoncé de manière claire et pédagogique au patient pour valider la réalité de sa souffrance.
Le traitement de référence ne se limite pas à une prescription médicamenteuse. Selon les recommandations relayées par les Hospices Civils de Lyon, il exige une collaboration étroite entre neurologues et psychiatres. Le protocole inclut souvent de la kinésithérapie pour rééduquer le corps et restaurer la fonction, couplée à des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou de l'hypnose pour traiter les facteurs déclencheurs.
En partageant ce récit personnel, Rachida Dati lance un avertissement nécessaire. Son témoignage met en lumière l'impact physique direct que peuvent avoir le harcèlement et la pression psychologique sur les jeunes, rappelant que la santé mentale et la santé physique sont indissociables.
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