En 2026, ces villes françaises où l'achat immobilier s'avère plus avantageux que la location
Le marché de la pierre amorce un virage décisif en 2026. D'après le baromètre annuel de MeilleurTaux portant sur 32 métropoles, le temps nécessaire pour amortir l'achat d'un logement de 70 m² se réduit considérablement. La moyenne nationale s'établit désormais à 12 ans et 3 mois, marquant une nette amélioration face aux 14 ans et 8 mois observés en 2024.
Un environnement économique plus favorable aux acquéreurs
Deux leviers économiques expliquent cette dynamique positive. La décrue des taux d'intérêt, stabilisés autour de 3,4 % sur 25 ans, allège le coût du crédit, tandis que le réajustement des prix de vente redonne du souffle aux ménages. "Parmi les 32 villes analysées, les durées pour rentabiliser son achat baissent dans 24 d’entre elles, soit les deux tiers", souligne MeilleurTaux. C'est donc un contexte opportun qui se dessine pour ceux qui hésitaient à sauter le pas de la propriété.
Le calcul précis du point de bascule
Pour déterminer ce seuil de rentabilité, l'étude croise des données précises : prix au mètre carré, taxe foncière, charges ou encore rendement de l'épargne. L'objectif est d'identifier le moment exact où les coûts de propriété, tels que les intérêts d'emprunt et frais de notaire, deviennent inférieurs au coût cumulé des loyers à fonds perdus. Ce calcul permet aux futurs propriétaires de visualiser concrètement l'intérêt financier de leur opération à moyen terme.
La France reste toutefois coupée en deux sur ce plan. Dans des métropoles onéreuses comme Paris ou Aix-en-Provence, il faut encore patienter plus de 20 ans pour rentabiliser son bien. Comme l'analyse Aga Bojarska-Serres, directrice du crédit, "dans certaines métropoles, la cherté des prix, la fiscalité locale ou l’encadrement des loyers allongent la durée et peuvent favoriser la location sur de longues périodes", précise-t-elle pour MeilleurTaux.
À l'inverse, une dizaine de communes permettent un amortissement record, parfois sous la barre des deux ans. Ces opportunités se situent majoritairement dans des villes moyennes où les prix restent accessibles malgré des infrastructures de qualité. Voici le classement des dix villes où l'achat l'emporte le plus vite sur la location, classées ici de la rentabilité la plus longue à la plus rapide du top 10.
Brest
La cité du Ponant affiche une rentabilité atteinte en 93 mois, soit 7 ans et 9 mois. La ville bretonne continue de progresser, ayant gagné 15 mois de rentabilité en une seule année, confirmant l'intérêt d'y devenir propriétaire pour une durée inférieure à 8 ans.
Rouen
Le marché rouennais profite pleinement de la baisse des taux pour séduire les acheteurs. La durée de rentabilisation y est de 91 mois (7 ans et 7 mois), marquant une baisse notable de 77 mois par rapport à 2024, rendant l'accession à la propriété bien plus accessible.
Clermont-Ferrand
La capitale auvergnate confirme son statut de zone favorable à l'investissement immobilier. Le délai nécessaire pour que l'achat devienne plus intéressant que la location a reculé de 37 mois, s'établissant à 89 mois, soit environ 7 ans et 5 mois.
Grenoble
C'est la ville qui enregistre la plus forte progression du classement cette année. Le marché grenoblois redevient une opportunité majeure : il faut désormais 83 mois (6 ans et 11 mois) pour rentabiliser son bien, ce qui représente un gain colossal de 109 mois en seulement un an.
Metz
La ville de Metz affiche une amélioration spectaculaire de sa rentabilité immobilière. Avec un gain impressionnant de 42 mois sur la durée d'amortissement, l'achat y devient rentable en 69 mois (5 ans et 9 mois) pour un appartement standard de 70 m².
Perpignan
Pour les résidents du sud de la France, Perpignan devient une option de plus en plus pertinente. Le point de bascule entre location et achat s'y atteint en 64 mois, soit 5 ans et 4 mois. C'est une amélioration notable, le délai s'étant réduit de 14 mois comparé aux données relevées en 2024.
Le Havre
Le marché havrais connaît une forte progression de son attractivité. Le délai pour rentabiliser un achat y a chuté de 30 mois, s'établissant désormais à 55 mois (4 ans et 7 mois). Ce dynamisme s'explique par un rééquilibrage des prix qui joue nettement en faveur des nouveaux acquéreurs.
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