Budget 2026 adopté : impôts, PEL, retraites… les décisions qui touchent votre argent
Après un parcours parlementaire agité, le texte fixe désormais la feuille de route financière de l'État pour l'année. Entre rigueur budgétaire et mesures ciblées, les arbitrages rendus par Bercy modifient la donne pour les contribuables comme pour les épargnants.
Voici le décryptage des dispositions actées qui s'appliqueront à votre quotidien.
Un cadre budgétaire sous surveillance
L'adoption finale du texte en ce mois de février 2026 marque la fin d'un long feuilleton politique. Le ministre de l'Économie et des Finances, épaulé par le ministre délégué chargé des Comptes publics, a dû batailler pour faire valider cette loi de finances.
Le gouvernement maintient son cap avec une promesse de sérieux : ramener le déficit public à 5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) pour l'exercice 2026, comme le confirme le communiqué de Bercy.
Cette rigueur s'accompagne toutefois de choix stratégiques forts en matière de dépenses régaliennes. Le texte sanctuarise ainsi 57,1 milliards d'euros de crédits alloués à la mission « Défense ».
Cet effort financier conséquent traduit une priorité donnée à la sécurité nationale, alors que les enveloppes dédiées à la Sécurité intérieure (Police et Gendarmerie) connaissent également des ajustements notables pour répondre aux besoins du terrain.
Fiscalité : ce qui change sur votre avis d'imposition
Le point central pour le portefeuille des ménages concerne la revalorisation impôt sur le revenu 2026 0,9 pour cent. Cette indexation des tranches du barème, inscrite dans la loi, vise à neutraliser les effets de l'inflation.
Sans ce mécanisme, une simple augmentation de salaire suivant la hausse des prix aurait pu faire basculer de nombreux foyers dans une tranche supérieure, alourdissant mécaniquement leur charge fiscale. Grâce à cet ajustement, l'impôt devrait baisser ou rester stable pour la majorité des contribuables déclarant leurs revenus de 2025.
Les retraités bénéficient également d'une mesure de protection. Le gouvernement confirme le maintien abattement sur les retraites 2026 de 10 %.
Ce dispositif reste essentiel pour préserver le niveau de vie des pensionnés face au coût de la vie. À l'opposé du spectre fiscal, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est reconduite.
Cette taxe concerne les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros pour un célibataire (ou 500 000 euros pour un couple), prolongeant ainsi l'effort demandé aux ménages les plus aisés.
Épargne : un coup de pouce pour le logement
Les épargnants qui envisagent un projet immobilier voient les règles évoluer favorablement. La loi de finances acte un nouveau taux PEL 2026 2 % brut.
Attention, cette rémunération bonifiée s'applique uniquement aux nouveaux plans ouverts à compter de l'entrée en vigueur du texte. Cette mesure vise à relancer l'intérêt pour ce produit d'épargne, souvent délaissé ces dernières années, en offrant un rendement garanti plus attractif avant un potentiel achat immobilier.
Concernant les autres supports, la stabilité prévaut. Les livrets réglementés comme le Livret A et le LDDS conservent leurs règles de fonctionnement actuelles.
De même, la fiscalité du capital ne bouge pas : la « flat tax » (prélèvement forfaitaire unique) de 30 % reste en vigueur sur les intérêts et dividendes.
L'impact Budget 2026 sur le pouvoir d'achat se veut donc modéré, cherchant l'équilibre entre la protection des revenus modestes et la nécessité de financer les comptes publics.