Une bonne nouvelle pour vos impôts en 2026 ?
Cette décision, qui contredit le projet initial du gouvernement de geler les tranches d'imposition, constitue une bouffée d'oxygène pour le pouvoir d'achat des Français si le Budget 2026 est adopté dans les semaines à venir. Alors que l'exécutif cherchait des économies, les députés ont choisi de protéger les contribuables contre une pression fiscale accrue. Découvrez ce qui va concrètement changer pour votre déclaration de revenus et les prochaines étapes de ce vote décisif.
Un vote clé contre une hausse fiscale déguisée
C'est une première victoire pour le portefeuille des ménages dans la bataille du budget. Ce mercredi 8 janvier 2026, la Commission des Finances de l'Assemblée nationale a adopté un amendement prévoyant l'indexation de l'ensemble des tranches du barème de l'impôt sur le revenu (IR). Le taux retenu est de 1,1 %, ce qui correspond à la prévision d'inflation hors tabac pour l'année écoulée. Portée par le groupe de la Droite républicaine, cette mesure vise à contrer la proposition gouvernementale initiale.
Il faut toutefois rester prudent, car le parcours législatif n'est pas terminé. Ce scrutin en commission doit impérativement être confirmé lors du vote en séance plénière. Les débats reprennent dans la foulée, avec l'espoir d'un accord définitif sur le Projet de Loi de Finances (PLF) d'ici la fin du mois. Si l'amendement survit à la navette parlementaire, il annulera mécaniquement la hausse d'impôt silencieuse qui menaçait des millions de foyers.
L'effet "rabot fiscal" neutralisé pour les ménages
Dans sa mouture initiale, le gouvernement envisageait de geler le barème pour dégager près de 2 milliards d'euros de recettes supplémentaires, rapporte Capital. Ce mécanisme aurait provoqué un "effet de rabot" redoutable : sans revalorisation des tranches d'imposition, tout salarié ayant reçu une augmentation pour compenser l'inflation se serait retrouvé mécaniquement plus taxé, perdant ainsi le bénéfice de sa hausse de salaire. Mais la mesure divise : "On n’a pas l’argent mes chers collègues, voilà c’est tout !" aurait déclaré le député Liot Charles de Courson, selon nos confrères.
Si le gel avait été maintenu, les conséquences auraient été lourdes. Environ 18 millions de contribuables auraient vu leur note fiscale s'alourdir. Pire encore, selon les estimations relayées par Sud Ouest, près de 200 000 nouveaux foyers fiscaux auraient basculé dans l'imposition alors qu'ils en étaient exonérés jusqu'à présent. "Hors de question d'aller vers une augmentation des impôts", a martelé la députée Les Républicains Véronique Louwagie, soulignant l'importance de préserver le reste à vivre des classes moyennes et modestes face à la vie chère. Toujours d'après Capital, "Eric Coquerel, président de la commission des Finances et membre de LFI, s’est abstenu, plaidant pour une réindexation limitée aux trois premières tranches."
Le nouveau seuil d'imposition pour 2026
Concrètement, l'application de ce taux de 1,1 % modifie les seuils de chaque tranche d'imposition. Pour comprendre les conséquences de l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu à 1,1 %, il faut regarder le bas du tableau. Le relèvement du seuil d'entrée dans l'impôt permet aux contribuables dont les revenus ont stagné ou peu augmenté de ne pas changer de tranche marginale d'imposition (TMI).
Actuellement, le plafond de la première tranche (imposée à 0 %) est fixé à 11 497 euros. Avec la revalorisation votée, ce chiffre grimperait mathématiquement à environ 11 623 euros. C'est ce montant qui détermine le nouveau seuil d'imposition 2026, protégeant ainsi les revenus les plus modestes. Toutefois, une épée de Damoclès persiste : bien que le Premier ministre ait semblé écarter cette option, le gouvernement conserve théoriquement la possibilité d'utiliser l'article 49.3 pour rétablir sa version initiale du projet de loi de finances 2026, si le gel du barème IR redevenait une priorité budgétaire pour l'exécutif.