Pouvoir d’achat : ces factures qui vont bondir en 2026 (et celles qui baissent enfin)

Publié par Stéphane Leduc
le 05/01/2026
un couple de 50 ans dans leur cuisine en train de regarder des factures et d'utiliser une calculette
New Planet Media
Si la hausse générale des prix semble marquer le pas, les tarifs des services et des assurances continuent de grimper en ce début d'année, impactant directement votre pouvoir d'achat.

Alors que les Français espéraient une accalmie sur le front des prix, les indicateurs économiques de ce début d'année envoient des signaux contradictoires. L'inflation globale ralentit, mais certains postes de dépenses incompressibles continuent de flamber. Planet fait le point sur ces augmentations ciblées qui risquent d'alourdir la facture des ménages.

L'inflation persiste dans les services et les transports

Si la hausse générale des prix à la consommation s'est stabilisée, atteignant +1,3 % sur un an en décembre 2025 selon l'estimation provisoire publiée par l'Insee, cette moyenne cache de fortes disparités. Le véritable point noir concerne le secteur tertiaire : les derniers chiffres de l'inflation des services de l'Insee font état d'une progression de +2,3 % sur un an. Ce chiffre confirme que la dynamique inflationniste s'est déplacée des rayons des supermarchés vers vos factures mensuelles.

Ce maintien de l'inflation à un niveau élevé dans les services s'explique en grande partie par les transports. Comme le rapporte Sud Ouest, la hausse des prix des transports et des abonnements en décembre 2025 a joué un rôle moteur dans cette augmentation mensuelle. À l'inverse, les prix de l'alimentation stagnent (0,0 %) et ceux des produits manufacturés reculent même de 0,4 %. C'est donc bien sur vos contrats et déplacements que l'effort budgétaire se concentre désormais.

Mutuelles : une flambée des tarifs confirmée pour 2026

Le poste de dépense qui suscite le plus d'inquiétude pour les semaines à venir reste la santé. Les assureurs confirment une nette augmentation des prix des mutuelles santé en 2026. Selon les estimations de la Mutualité française, les tarifs devraient bondir en moyenne de +4,3 % pour les contrats individuels et de +4,7 % pour les contrats collectifs. Certains assurés, notamment les seniors, pourraient même faire face à des hausses allant jusqu'à 20 % selon La Croix.

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Cette inflation sectorielle n'est pas le fruit du hasard. Les organismes justifient ces révisions tarifaires par l'envolée des dépenses de santé, avec une revalorisation des honoraires médicaux de 5,3 %, mais aussi par des décisions politiques. Ce transfert de charges de la Sécurité sociale vers la mutuelle pèse lourd dans la balance : le désengagement progressif de l'Assurance maladie oblige les complémentaires à couvrir une part croissante des soins, ce qui se répercute mécaniquement sur vos cotisations.

Surveiller vos contrats pour limiter l'impact budgétaire

Face à ces augmentations cumulées, la facture annuelle risque de s'alourdir considérablement. Les conséquences de la hausse de la mutuelle sur le budget des ménages sont d'autant plus sensibles qu'elles s'ajoutent à l'inflation des services de communication (+2,0 % sur un an). Pour beaucoup, ces dépenses contraintes grèvent le reste à vivre.

Il existe toutefois des leviers pour agir. Pour savoir comment faire face à l'inflation des services, la première étape est de faire jouer la concurrence. Depuis la mise en place de la résiliation infra-annuelle, vous pouvez changer de complémentaire santé à tout moment après un an de contrat. Il est également recommandé de vérifier votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou d'ajuster vos garanties pour ne payer que ce qui est strictement nécessaire.

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