Frais bancaires 2026 : une nouvelle hausse dénoncée par une association

Publié par Matthieu Chauvin
le 15/01/2026
Frais bancaires
Istock
Dès le 1er février 2026, les tarifs bancaires augmentent en moyenne de 3 % selon la CLCV, une flambée bien supérieure à l’inflation qui impacte déjà lourdement les frais de gestion de compte et ceux dus aux cartes de paiement. Comment limiter les effets de cette nouvelle augmentation ?
 

Le début d'année rime souvent avec augmentations, et le secteur bancaire ne fait malheureusement que rarement exception à la règle. L'association de consommateurs CLCV (Consommation logement et cadre de vie) a publié, ce 15 janvier 2026, sa traditionnelle enquête passant au crible les tarifs de 107 banques de réseau. Le constat : préparez votre budget, car la facture va s'alourdir dès le mois prochain pour la grande majorité des clients français, confirmant une forte hausse des frais bancaires en 2026.

Une flambée trois fois supérieure à l'inflation

Alors que l'inflation semble marquer le pas, s'établissant à 0,9 % pour 2025 selon l'Insee, les banques appuient elles sur l'accélérateur. Les nouveaux tarifs, qui entreront en vigueur pour la plupart le 1er février, affichent une progression moyenne de +3 %. C'est un décalage brutal pour le pouvoir d'achat, puisque les frais augmentent presque trois fois plus vite que le coût de la vie.

Cette inflation sectorielle ne frappe pas tous les clients de la même manière. Selon l'étude, le "consommateur moyen" - typiquement un couple disposant de deux cartes et ayant une utilisation classique - est le plus sévèrement touché. Pour ce profil, la hausse grimpe à +3,77 %, portant la facture annuelle moyenne à 135,47 euros. Il est donc important de se pencher sur ses relevés pour comprendre où part cet argent.

Tenue de compte et cartes : les postes qui explosent

Dans le détail, deux lignes tarifaires concentrent l'essentiel des critiques. D'abord, l'augmentation des frais de tenue de compte est particulièrement salée. Ils sont désormais facturés par la quasi-totalité des établissements alors qu'ils étaient jadis gratuits, bondissent de + 6,39 %. Ils atteignent désormais 24,64 euros par an en moyenne, après avoir déjà subi une hausse de 8 % l'année précédente.

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Ensuite, le coût de la carte bancaire, outil indispensable au quotidien, suit la même tendance inflationniste. Les tarifs progressent de plus de 2 %, quelle que soit la gamme de la carte (classique ou haut de gamme). À cela s'ajoutent des frais plus insidieux, comme la hausse des coûts pour les retraits aux distributeurs automatiques de billets (DAB) d'une banque concurrente. C'est en analysant ces détails que l'on peut anticiper la réduction du coût de sa carte bancaire en modifiant simplement ses habitudes de retrait.

Comparer les offres pour alléger la note

Face à cette inflation tarifaire, le client n'est pas impuissant. La première étape consiste à définir précisément ses besoins pour éviter les "packages" ou offres groupées qui incluent souvent des services superflus. La CLCV rappelle qu'il est impératif de vérifier si l'offre souscrite correspond réellement à votre usage. Pour les "petits consommateurs", conserver une carte à autorisation systématique reste l'option la plus économique, avec un coût moyen de 32,55 euros par an. Interrogée par RMC, Sandrine Perrois, juriste pour l'association, explique : "On travaille sur trois profils de consommateur. Certaines banques sont bien placées sur un profil, et pas sur l'autre. Il faut comparer entre les établissements, parce qu'il y a des politiques tarifaires différentes."

Si votre banque actuelle reste trop gourmande, la mobilité bancaire est une solution radicale mais efficace. L'écart de prix est structurel : les banques en ligne sont bien moins chères sur les frais annuels, affichant une facture d'environ 90 euros pour un profil standard. Enfin, n'hésitez pas à faire jouer la concurrence. La comparaison des tarifs bancaires faite par la CLCV pour 2026 montre de fortes disparités, la Société Générale figurant parmi les établissements les plus onéreux, tandis que certaines caisses du Crédit Agricole restent compétitives. C'est souvent le seul levier efficace pour ne pas se faire plumer.

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