La vidéo incroyable du cambriolage du Louvre : les images dévoilées
C'est une séquence digne d'un film d'action, mais dont la réalité glace le sang des conservateurs du patrimoine. Les chaînes de télévision, notamment TF1 et France 2, ont diffusé des images inédites du cambriolage spectaculaire survenu au Louvre en octobre dernier. Ces vidéos permettent de mieux comprendre la mécanique de ce vol audacieux qui a délesté la France d'une partie de son histoire.
Ce mardi, l'enquête révèle non seulement la précision chirurgicale des malfaiteurs, mais aussi des dysfonctionnements majeurs au sein du dispositif de protection du musée le plus visité au monde. Alors que quatre suspects dorment désormais en prison, la priorité absolue demeure la localisation du trésor disparu.
Une exécution éclair et un mode opératoire audacieux
Les images de vidéosurveillance confirment la rapidité stupéfiante de l'opération. Entre l'intrusion et la fuite, l'action n'a duré que quelques minutes. Les caméras ont capturé l'entrée des voleurs par une fenêtre de la célèbre Galerie d'Apollon, accessible depuis le quai François Mitterrand grâce à une nacelle élévatrice (monte-charge) installée à l'extérieur. Une audace qui leur a permis d'éviter les entrées principales sécurisées.
Une fois à l'intérieur, les malfaiteurs n'ont pas fait dans la dentelle. Munis d'une disqueuse, ils se sont attaqués aux vitrines blindées pour s'emparer des pièces inestimables. La violence de la scène contraste avec l'impuissance des agents de sécurité présents. Comme le rapporte La Provence, les images montrent des gardiens contraints de reculer face à la détermination des deux individus. Dans un geste de défense dérisoire, l'un des agents tente de s'armer d'un simple poteau de guidage, impuissant face à l'équipement des braqueurs. Tout ceci témoigne d'une préparation minutieuse en amont bien que l'enquête point un certain amateurisme des auteurs.
Des défaillances de sécurité connues depuis 2019
Le butin est colossal : huit joyaux de la Couronne de France, incluant un collier de l'impératrice Marie-Louise et le diadème de l'impératrice Eugénie, pour une valeur estimée à 88 millions d'euros par les enquêteurs. Pourtant, ce drame patrimonial aurait pu être évité. Selon une enquête administrative citée par Le Figaro, les cambrioleurs auraient pu être interceptés à "30 secondes près" si la réactivité avait été optimale.
L'instruction pointe du doigt de graves dysfonctionnements. Les failles de sécurité au musée du Louvre ne datent pas d'hier : le risque d'une intrusion par cette fenêtre spécifique avait été identifié dès 2019 lors d'un audit, sans que les mesures correctives nécessaires ne soient appliquées. Plus accablant encore, le matériel de la salle de contrôle est jugé "obsolète." Bien que les voleurs aient été filmés, les agents n'ont pas visionné les images en direct, accusant un retard de plus de quatre minutes avant de donner l'alerte. Un délai fatal qui a offert aux malfaiteurs une avance décisive.
Traque des suspects et chasse au butin
Sur le plan judiciaire, les investigations ont progressé à pas de géant. Quatre hommes ont été mis en examen pour vol en bande organisée. Le profil des suspects se dessine clairement : tous sont originaires ou domiciliés à Aubervilliers et sont déjà connus des services de police pour divers délits. Leur identification a été rendue possible grâce à des erreurs commises dans la précipitation, notamment la présence de traces d'ADN retrouvées sur un scooter de fuite et sur une vitrine fracturée, comme nous vous le révélions.
L'une des arrestations a été particulièrement spectaculaire, un suspect ayant été interpellé à l'aéroport de Roissy alors qu'il tentait de s'envoler pour l'Algérie. Malgré ces succès policiers, l'avancement de l'enquête sur le vol des bijoux de la Couronne se heurte encore à un mur : la localisation des joyaux. Selon TV5 Monde, une piste sérieuse mène vers un utilitaire blanc utilisé après un échange de véhicules, qui pourrait contenir le butin.
L'enquête avance tout de même
Mais, ce week-end révélait France 2, on apprenait que le trajet "retour" des cambrioleurs avait été retracé grâce aux caméras disséminées sur leur parcours. Les scooters se sont engouffrés dans un parking privé d'Aubervilliers et la transaction avec des hommes non identifiés, certainement les commanditaires a eu lieu, ces derniers étant les possesseurs de l'utilitaire blanc. C'est une caméra de surveillance privée qui a capté ces images. Interrogée par nos confrères, la procureur de Paris Laure Beccuau a affirmé être persuadée que les joyaux "étaient toujours sur le territoire français."