Vous prévoyez un voyage en 2026 ? Une destination pourtant très prisée des touristes est désormais déconseillée
Selon les chiffres publiés par le site Canary Islands Tourism, l’archipel a accueilli 1,23 million de visiteurs étrangers. Il s’agit du niveau le plus élevé jamais atteint pour un mois d’août, en hausse de 6 % par rapport à août 2024.
Face à une pression touristique devenue insoutenable, le couperet est tombé pour l'archipel espagnol, désigné comme une destination à éviter par le célèbre guide américain Fodor's Travel. Cette recommandation vise à protéger un écosystème au bord de la rupture et à apaiser la colère grandissante des habitants. "Ces lieux sont prisés à juste titre : ils sont magnifiques, fascinants et culturellement importants. Cependant, certains de ces sites touristiques très prisés s'effondrent sous le poids de leur propre notoriété", rapporte le guide.
Une mise en garde symbolique mais précise
Le célèbre guide Fodor's Travel a intégré l'archipel dans sa sélection des lieux à fuir temporairement, la fameuse "No List". L'intention affichée n'est pas d'appeler au boycott strict, mais de donner une "poussée douce mais précise" pour permettre à la destination de respirer. Le média américain insiste sur la nécessité de laisser un répit aux lieux qui en ont visiblement besoin.
"Un facteur clé de ces difficultés réside souvent dans la tendance des gouvernements à privilégier l'expérience des visiteurs au détriment du bien-être des populations locales. Cela peut engendrer des changements irréversibles dans ces destinations, les rendant excessivement chères, uniformisées, voire détruites", indique Fodor's Travel.
Cette décision fait suite à des chiffres vertigineux : l'archipel a accueilli 7,8 millions de visiteurs au premier semestre 2025, soit une hausse de 5 % en un an. Avec seulement 2,2 millions d'habitants, les îles Canaries deviennent une destination à éviter en 2026 si l'on souhaite voyager de manière éthique et responsable.
Saisir l'ampleur de la crise locale
Le décor de carte postale cache une réalité sociale explosive. Le boom des locations de courte durée a déclenché une crise du logement aux Canaries dont la cause est le tourisme de masse, rendant l'accès à l'immobilier quasi impossible pour les jeunes et les travailleurs locaux. John Dale Beckley, le fondateur de la plateforme Canary Green, s'est confié sur les dangers sur sur-tourisme.
"Les habitants ont commencé à manifester, car ils en ont vraiment assez. La circulation est l’un des problèmes majeurs. Ce qui prenait auparavant 40 minutes en voiture depuis le nord peut désormais prendre plus d’une heure aller-retour", a-t-il indiqué, rapporte Femme Actuelle. "Les espaces naturels se dégradent constamment, entraînant des pertes alarmantes de biodiversité. […] Il ne reste plus d’espaces véritablement locaux."
Adapter votre voyage et prévoir les coûts
Face à l'urgence, les autorités réagissent. Parmi les conséquences de la "No List" de Fodor's et de la grogne sociale, de nouvelles régulations voient le jour. Une écotaxe de 25 euros sera notamment instaurée pour accéder à des sites emblématiques : les voyageurs devront s'acquitter de cette taxe touristique au Parc national du Teide en 2026 pour espérer approcher le sommet.