Lait infantile contaminé : un premier cas lié confirmé chez un nourrisson hospitalisé en France
Pour la première fois, une analyse biologique établit une corrélation directe entre l'intoxication d'un nouveau-né et la consommation de lait en poudre Gallia.
Début février, l'affaire des laits infantiles prend une nouvelle dimension préoccupante sur le territoire national. Un nourrisson d'à peine 24 jours a été admis en urgence à l'hôpital de Montpellier après avoir manifesté des symptômes très sévères consécutifs à ses repas.
Une preuve biologique inédite dans le dossier Gallia
Le doute scientifique n'est plus permis concernant l'origine de cette intoxication. Les analyses médicales rendues à la fin du mois de février 2026 valident incontestablement la présence de la toxine céréulide chez ce bébé soigné à Montpellier. L'enfant a développé des complications de santé graves juste après avoir consommé des biberons préparés avec du lait de la gamme Gallia Calisma, directement issue du groupe Danone.
La France s'est heurtée à une véritable impasse technique pour prouver cette contamination. Devant l'absence de laboratoire de référence national disposant de la technologie pour quantifier exactement cette toxine dans le sang ou les selles d'un nourrisson, les autorités de santé ont expédié les prélèvements en Belgique.
C'est l'Université de Gand qui a mené ces tests de haute précision. Les résultats dépassent largement les seuils d'alerte sanitaire fixés pour protéger les très jeunes enfants. Le constat révélé par Franceinfo ce 27 février 2026 s'avère accablant : "Les analyses réalisées par le laboratoire de l'Université de Gand confirment la présence de toxine céréulide à des taux supérieurs aux seuils de sécurité chez le nourrisson hospitalisé à Montpellier."
La toxine céréulide bouscule la défense industrielle
La toxine céréulide est générée par la redoutable bactérie Bacillus cereus. Ce micro-organisme présente une très forte résistance à la chaleur, rendant la simple stérilisation ménagère des biberons insuffisante. Chez les nouveau-nés, cette toxine provoque des vomissements intenses et induit un risque de déshydratation extrêmement rapide. La réglementation européenne impose des seuils d'alerte très stricts pour cette bactérie dans l'alimentation infantile en raison de l'immense fragilité de ces jeunes consommateurs.
Jusqu'à cette annonce officielle, Danone affirmait publiquement qu'aucune corrélation n'était démontrée entre ses laits et les diverses plaintes formulées par les familles inquiètes.
Mesures de sécurité pour les parents et suites judiciaires
Le ministère de la Santé a officiellement confirmé l'hospitalisation de l'enfant montpelliérain, comme le rapporte Le Dauphiné Libéré. Les instances gouvernementales suivent de près l'avancée des recherches pour envisager de nouvelles procédures de retrait des lots ou imposer des contrôles renforcés directement sur les chaînes de production de l'usine.
Les familles consommatrices de ce lait en poudre doivent rester particulièrement vigilantes lors des prochains repas. L'apparition de vomissements répétés, d'un état de léthargie ou d'un refus net de s'alimenter doit inciter les parents à consulter un médecin pédiatre sans aucun délai. Les autorités sanitaires recommandent de bien conserver la boîte entamée ainsi que les références précises du lot incriminé pour permettre des analyses ultérieures.
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