Incendie de Crans-Montana : le scénario du drame se précise et le bilan s’alourdit
Le réveillon du Nouvel An a viré au cauchemar dans la station huppée de Crans-Montana, en Suisse. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, vers 1h30 du matin, un violent incendie suivi d'une déflagration a ravagé le bar "Le Constellation", un lieu prisé de la jeunesse locale et des nombreux touristes internationaux.
Un bilan provisoire particulièrement lourd
Le bilan provisoire de l'incendie de Crans-Montana au Nouvel An est effroyable. Selon la police cantonale valaisanne, une quarantaine de personnes ont perdu la vie et environ 115 autres ont été blessées, pour la plupart grièvement atteintes de brûlures sévères. Face à l'ampleur de la tragédie, le Conseil d'État du Valais a dû décréter l'état de "situation particulière", déployant un dispositif de secours massif incluant 42 ambulances et 13 hélicoptères pour transférer les victimes vers divers hôpitaux. La France, l'Allemagne et l'Italie ont immédiatement proposé leur aide logistique pour accueillir les grands brûlés, témoignant de la gravité exceptionnelle de l'événement.
La piste des feux de Bengale
Les avancées de l'enquête sur le drame du bar Le Constellation permettent désormais d'y voir plus clair sur les circonstances du sinistre. Le Ministère public du canton du Valais, qui a ouvert une instruction pénale, a formellement écarté la piste terroriste. Les investigations et les témoignages convergent vers une cause accidentelle du feu liée à des bougies pyrotechniques ou des feux de Bengale (voir notre diaporama en fin d'article)
Les feux ou "cierges magiques", fixés sur des bouteilles d'alcool, auraient enflammé le plafond de l'établissement, provoquant un embrasement généralisé quasi instantané. L'explosion entendue par les témoins ne serait donc pas l'origine du sinistre, mais une conséquence directe de l'incendie. Selon un expert interrogé par BFM TV, ce plafond n'était pas aux normes (du moins vu de France), isolé phoniquement avec de la mousse polyuréthane, produit hautement inflammable.
Identifier les victimes : un défi majeur
L'identification des corps des victimes de Crans-Montana en Valais s'annonce comme une étape longue et douloureuse. En raison de la violence du feu et du caractère international de la station de ski, ce processus pourrait prendre "plusieurs jours, voire plusieurs semaines". Les autorités françaises suivent la situation de très près, inquiètes quant au nombre de victimes françaises de l'incendie de Crans-Montana.
Neuf ressortissants français figurent déjà parmi les blessés, et huit autres sont toujours portés disparus comme le rapporte La Croix, alors que les familles attendent dans l'angoisse des nouvelles via la Help-line mise en place. Celle à contacter depuis la France était "saturée" ce matin d'après une mère qui témoignait à nos confrères.
Les images du drame, dans notre diaporama ci-dessous.
Le moment fatal ?
Ce document, une exclusivité de BFM TV, montrerait le moment où les feux de Bengale placés sur les bouteilles auraient enflammé la mousse isolante du plafond. Il est de tradition dans ce bar (comme dans de nombreux établissements de nuit), que ce soient des serveuses juchées sur les épaules de collègues qui les apportent ainsi aux clients.
Attention, cette photo est à prendre avec des pincettes, elle pourrait avoir été généré par l'I.A dénoncent des Internautes.
La panique
Cette vidéo montre le moment où le sous-sol commence à s'embraser. D'après les informations de BFM TV, les propriétaires du bar "Le Constellation" et de deux autres à Crans Montana seraient un couple de Français d'origine corse, la copropriétaire faisant elle-même partie des personnes blessées lors du sinistre.
Des jeunes trop jeunes ?
La maman de ce jeune garçon de 16 ans, Arthur, qui allait "fêter ses 17 ans le 22 février", est toujours sans nouvelles de son fils ce vendredi. Elle le cherche "depuis 30 heures" et a "fait tous les hôpitaux." Il avait posté une vidéo de lui et ses amis faisant la fête dans le bar peu avant le drame. L'âge de certains fait polémique. Un témoin, ami du DJ de 23 ans décédé dans l'incendie, a affirmé à BFM TV, avoir aperçu des jeunes de 16 ans et même 14 ans, ces derniers n'ayant rien à faire dans ce bar.
Le sous-sol avant l'incendie
L'enquête devra impérativement déterminer si l'établissement respectait scrupuleusement les normes de sécurité en vigueur pour ce type de lieu recevant du public. La procureure générale Béatrice Pilloud a notamment été interrogée sur l'étroitesse d'un escalier d'évacuation, pointé du doigt comme un facteur aggravant. De nombreuses questions sont également soulevées dans ce post : le revêtement inflammable qui recouvre l'escalier (encore lui), la mousse recouvrant le plafond ou le bois "non traité" omniprésent.
Une mobilisation exceptionnelle
Un dispositif sanitaire de très grande envergure a été déployé, sollicitant les capacités hospitalières de tout le Valais mais aussi des grands centres comme le CHUV, les HUG ou Zurich. Face à l'afflux de victimes, les pays voisins, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, ont proposé leur aide pour accueillir les blessés souffrant de brûlures sévères. La France a d'ailleurs concrètement mobilisé 19 lits spécialisés pour recevoir des patients si la situation l'exigeait.