Alexandre Grimaldi sort du silence : le fils d'Albert II impose son prénom

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 16/02/2026
ALEXANDRE GRIMALDI
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À l'aube de ses 23 ans, Alexandre Grimaldi, fils aîné reconnu du prince Albert II de Monaco, sort du silence pour affirmer son identité et ses ambitions de devenir un futur ambassadeur du Rocher.

Longtemps relégué aux marges du récit princier, Alexandre Grimaldi n’a plus l’intention de rester discret. À bientôt 23 ans, le fils aîné reconnu de Albert II de Monaco avance à visage découvert. Interviews maîtrisées, prises de parole assumées, patronyme revendiqué : le jeune homme orchestre sa montée en puissance. Et il le fait avec une détermination qui ne passe pas inaperçue sur le Rocher.

Né de la relation entre le souverain monégasque et Nicole Coste, Alexandre a grandi loin des ors du Palais. Peu exposé durant l’enfance, souvent évoqué à demi-mot, il a longtemps été présenté comme “le fils caché”. Une étiquette qu’il balaie aujourd’hui d’un revers de main. Désormais adulte, il veut écrire son propre récit — et il ne compte laisser personne le faire à sa place.

“Je ne suis pas illégitime” : la mise au point qui change tout

C’est sans doute la phrase qui a marqué les esprits. Alexandre refuse catégoriquement le qualificatif d’“illégitime”. Il le dit, il le répète, il le martèle. À sa naissance, aucun de ses parents n’était engagé dans un autre mariage. Sa reconnaissance officielle par le Prince en 2005 ? Volontaire, insiste-t-il. Pas une décision de justice. Pas une pression médiatique. Un choix paternel.

Depuis 2022, il utilise d’ailleurs exclusivement le nom Grimaldi. Un symbole fort. Fini les approximations, fini les doubles patronymes. Le message est clair : il est un Grimaldi à part entière. Et gare à ceux qui persisteraient à employer des termes qu’il juge offensants. Le ton s’est durci. Le jeune homme se dit prêt à devenir plus procédurier si nécessaire. Une manière d’imposer le respect et de protéger une identité qu’il estime trop longtemps malmenée.

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Derrière cette fermeté, une réalité : à Monaco, le poids du nom est immense. Porter celui des Grimaldi, c’est hériter d’une histoire, d’une image, d’une pression constante. Alexandre semble aujourd’hui décidé à assumer ce fardeau… sans jamais se poser en victime.

New York, business et ambitions : sa stratégie pour exister

Plutôt que de rester dans l’ombre du Palais, Alexandre a choisi l’exil stratégique. Direction New York. Là-bas, il étudie le commerce et cultive un réseau international. Son objectif ? Devenir un ambassadeur économique de Monaco. Pas prince héritier — la Constitution l’exclut de la succession — mais atout diplomatique et financier du Rocher.

Courtisé par des maisons comme Louis Vuitton ou Dior, il pourrait capitaliser sur son physique et son nom. Pourtant, il refuse l’image du simple mannequin. Défiler ? Très peu pour lui. En revanche, représenter une marque en tant qu’ambassadeur, créer des ponts économiques, attirer des investisseurs vers Monaco : voilà un rôle qui correspond davantage à sa vision.

Cette stratégie intrigue. Certains y voient une manœuvre parfaitement calculée. D’autres saluent la maturité d’un jeune homme conscient de la valeur de son image. Une chose est sûre : Alexandre ne laisse plus son destin au hasard.

Une famille soudée derrière lui ?

Reste la question que tout le monde se pose : quelle est sa place réelle au sein de la famille princière ? Les rumeurs de tensions ont longtemps circulé. Mais aujourd’hui, le discours se veut apaisé. Alexandre affirme voir son père plus régulièrement. Les fêtes se passeraient en famille. Les relations seraient “très bonnes”.

Il évoque également sa complicité avec sa sœur Jazmin Grace et son affection pour les jumeaux Jacques et Gabriella. Sa marraine, la princesse Stéphanie, serait un soutien précieux. Quant à sa mère, Nicole Coste, elle demeure son pilier indéfectible.

Dans l’ombre plane évidemment la figure mythique de Grace Kelly. L’élégance, la réserve, le sens du devoir : autant de traits auxquels Alexandre est souvent comparé. Une filiation symbolique lourde à porter, mais qu’il semble accueillir avec lucidité.

Exclu du trône mais pas de l’histoire, Alexandre Grimaldi avance sur une ligne de crête fascinante. Ni totalement prince, ni simple héritier médiatique. À bientôt 23 ans, il transforme ce statut hybride en force. Et s’il n’aura jamais la couronne, il pourrait bien devenir l’un des visages les plus modernes et inattendus de la dynastie monégasque.

Sur le Rocher, une chose est certaine : le fils d’Albert II n’est plus un secret. Il est désormais un acteur.

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