Caroline de Monaco en deuil : décès de son premier mari Philippe Junot à 85 ans

Publié par Matthieu Chauvin
le 09/01/2026
Caroline de Monaco
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L'homme d'affaires français Philippe Junot, premier époux de Caroline de Monaco, est décédé à Madrid à l'âge de 85 ans. Suite à l'annonce de sa fille Victoria sur Instagram, l'actualité people fait remonter à la surface le souvenir de ce mariage express, scandaleux et annulé par le Vatican, qui marqua l'histoire du Rocher.

C'est une page tumultueuse de l'histoire monégasque qui se referme. L'annonce a fait l'effet d'une onde de choc nostalgique pour tous les observateurs des têtes couronnées : Philippe Junot s'est éteint. Quarante-six ans après avoir bravé le protocole et les foudres paternelles du prince Rainier III pour épouser la jeune Caroline, l'ancien homme d'affaires tire sa révérence, rapporte Le Parisien.

Le du premier mari de Caroline de Monaco, survenu le 8 janvier 2026, ravive le souvenir d'une époque où la princesse, ivre de liberté, défrayait la chronique au bras de celui que la presse surnommait le "playboy" du Gotha. Au-delà du carnet mondain, c'est l'histoire d'une émancipation princière et d'une bataille juridique inédite avec le Vatican qui refait surface aujourd'hui.

L'adieu de Victoria : les confidences d'une fille endeuillée

La nouvelle n'est pas venue d'un communiqué officiel du palais, mais des réseaux sociaux, canal privilégié des nouvelles générations. C'est Victoria Junot, fille de Philippe Junot et de Nina Wendelboe-Larsen, qui a pris la parole pour annoncer la triste nouvelle. Depuis Madrid, où l'homme d'affaires résidait, la jeune femme a partagé la douleur du clan familial avec une sobriété touchante.

Dans un message empreint d'émotion, elle écrit : "C'est avec une immense tristesse que je vous annonce le décès de mon père. Il nous a quittés paisiblement, entouré de sa famille, le 8 janvier 2026 à Madrid, après une longue et belle vie pleine d'aventures". Loin de l'image de fêtard invétéré qui lui collait à la peau dans sa jeunesse, sa fille dresse le portrait d'un patriarche aimant. "Tu nous manqueras, les mots nous manquent… Quel privilège d'avoir vécu à tes côtés. Un vrai gentleman", conclut-elle sur Instagram.

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Un mariage explosif : le défi lancé à Rainier et Grace

Pour comprendre l'impact de cette disparition, il faut retourner à la fin des années 70. La rencontre a lieu dans une boîte de nuit new-yorkaise. Caroline a 21 ans, Philippe en a 38. Il est promoteur, financier, et surtout, il incarne tout ce que le prince Rainier III et Grace Kelly redoutent. Pourtant, la princesse tient tête. Ce mariage scandaleux reste gravé dans les mémoires comme un acte de rébellion ultime.

Malgré l'opposition farouche de ses parents, qui voient d'un très mauvais œil ce "vieux" garçon entrer dans la famille, l'union est célébrée en juin 1978. Le couple apparaît radieux, mais les fondations sont fragiles. L'idylle tourne court et le divorce civil est prononcé à peine deux ans plus tard, le 9 octobre 1980, sur fond de rumeurs d'infidélités et d'incompatibilité d'humeur.

L'annulation par le Vatican : douze ans de bataille secrète

Si le divorce civil fut rapide, la véritable épreuve de force s'est jouée en coulisses avec l'Église. Pour que Caroline puisse se remarier religieusement et assurer la légitimité dynastique de ses futurs enfants, il fallait effacer cette union des tablettes de Saint-Pierre. L'annulation du mariage religieux de la princesse de Monaco et Philippe Junot deviendra un feuilleton judiciaire de plus de dix ans.

Ce n'est que le 1er juillet 1992 que le pape Jean-Paul II officialise enfin la nullité du sacrement. Quant aux raisons du divorce de Caroline de Monaco et Philippe Junot en 1980 et de cette annulation tardive, elles restent floues pour le grand public. L'Église avait évoqué à demi-mot un manque de discernement, voire un prétendu pari que le marié aurait fait sur son union, soulignant l'immaturité des époux à l'époque des faits.

L'après-Monaco : reconstruction familiale et affaire Madoff

Après la tempête médiatique du Rocher, Philippe Junot a su rebondir loin des projecteurs princiers. Il a refait sa vie avec le mannequin danois Nina Wendelboe-Larsen, mère de trois de ses enfants, relate Paris Match, avant de connaître une autre paternité en 2005. Si sa vie sentimentale s'est apaisée, ses affaires ont connu des soubresauts. On a notamment appris que Philippe Junot, victime de l'escroquerie Bernard Madoff, aurait perdu des sommes considérables lors de la crise des subprimes en 2008.

Malgré les tensions passées, le gentleman avait conservé un respect pour la famille Grimaldi, envoyant même ses condoléances à Rainier lors de la mort de Grace. Une élégance finale pour celui qui restera, à jamais, le premier homme à avoir passé la bague au doigt de la princesse Caroline.

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