Marc Dutroux de nouveau inculpé : près de 200 images pédopornographiques découvertes en cellule
L'information fait l'effet d'une bombe. Selon le parquet du Brabant wallon, une instruction a été ouverte en février 2026 suite à la saisie de près de 200 images pornographiques dans la cellule du condamné. Le contenu est accablant : environ la moitié de ces clichés, soit une centaine, présentent un caractère pédocriminel, montrant notamment des enfants nus, rapporte l'hebdomadaire flamand Humo.
Ces supports ont été mis au jour lors d'une fouille générale de l'établissement pénitentiaire. Si la découverte matérielle remonterait à 2024, l'enquête pénale s'accélère aujourd'hui avec une demande de renvoi devant le tribunal correctionnel. « Une instruction judiciaire a été ouverte à ce propos », a confirmé le Procureur du Brabant wallon, cité par Belga et RTL Info.
Face à ces accusations, Marc Dutroux a adopté une ligne de défense désormais classique. Par la voix de son conseil, il crie au « complot ». Selon ses dires relayés par la presse belge, ces images auraient été introduites à son insu par d'autres détenus ou des intervenants extérieurs dans le but de le piéger et d'empêcher toute sortie.
Un profil de psychopathe jugé incurable
Cette nouvelle affaire ne surprend pas les spécialistes du dossier. Elle entre en résonance directe avec les conclusions du collège d'experts mandaté en 2020. Le rapport d'expertise décrivait alors le détenu comme un « vrai psychopathe », un individu « manipulateur » et un « pervers narcissique ». À l'époque, les psychiatres soulignaient déjà l'absence totale d'amendement du criminel.
La possession de telles images, si elle est avérée par la justice, valide les craintes sur la persistance de ses pulsions déviantes malgré trente ans de réclusion. Elle rappelle l'analyse du Dr Walter Denys, expert au procès de 2004, qui qualifiait Dutroux de « l'un des pires psychopathes rencontrés en 3 000 expertises ».
Ce scandale soulève également une interrogation majeure sur la sécurité carcérale. Comment des supports numériques interdits ont-ils pu pénétrer dans une cellule d'isolement censée être l'une des plus sécurisée du pays ?
L'impossible libération et le traumatisme des victimes
Les conséquences judiciaires sont immédiates. Cette instruction rend quasi nulle toute chance d'aboutissement pour le projet de sortie porté par son avocat, Me Bruno Dayez. Ce dernier visait une libération conditionnelle à l'horizon des 25-30 ans de détention. En Belgique, la loi de 2006 sur le Tribunal de l'application des peines (TAP) impose l'unanimité des juges pour la libération d'un condamné à perpétuité ; une condition désormais inatteignable.
Pour les proches de Julie, Mélissa, An et Eefje, c'est la réouverture d'une blessure jamais cicatrisée. Chaque incident en prison rappelle la dangerosité persistante de l'homme qui a brisé leurs vies.
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