Affaire Lola : ces témoins ont croisé Lola, sans le savoir, ce jour-là
Depuis l’ouverture du procès de Dahbia Benkired, le 17 octobre 2025, à la cour d’assises de Paris, les audiences reconstituent heure par heure le déroulé d’un drame qui a bouleversé la France. Les témoignages livrent une chronologie glaçante, où de nombreuses personnes ont, sans le savoir, croisé la route de l’accusée… et de la malle dans laquelle se trouvait la dépouille de Lola Daviet, 12 ans.
Son parcours reconstitué minute par minute
Jugée pour viol, actes de torture et meurtre sur mineure, Dahbia Benkired, 27 ans, est décrite par plusieurs témoins comme "désorientée, incohérente, mais calme" le jour des faits. Selon Le Parisien, les enregistrements de vidéosurveillance présentés à la cour ont permis de suivre son parcours minute par minute, depuis le hall de l’immeuble du 19ᵉ arrondissement jusqu’à son retour, traînant derrière elle la fameuse malle bleue.
"Elle semblait simplement transporter une valise lourde, sans attirer l’attention", a rapporté un témoin cité par France Info. D’autres résidents, croisés dans les couloirs ou à proximité de l’immeuble, ont raconté avoir aperçu la jeune femme "sans se douter un instant" de ce qu’elle transportait.
Depuis l’ouverture du procès, la cour tente de comprendre les motivations de l’accusée. Selon les experts, la jeune femme souffre de graves troubles psychiques, mais elle restait consciente de ses actes au moment des faits. Au sein de notre diaporama, découvrez tous les témoins qui ont croisé Lola pour la dernière fois, le jour du drame.
Ses camarades, derniers témoins d'une vie normale
Le 14 octobre 2022, Lola Daviet rentre de son collège, Georges-Brassens, situé dans le 19e arrondissement de Paris. Plusieurs de ses amis et camarades de classe échangent avec elle, ignorant qu'ils sont les derniers à la voir vivante. Ces discussions banales marquent le début des dernières heures de Lola Daviet le 14 octobre, juste avant le drame qui allait secouer le quartier et provoquer une immense vague d'émotion.
Le père, témoin impuissant de l'entrée fatale
Vers 15h20, les caméras de surveillance de l'immeuble familial capturent la dernière image de Lola en vie. On l'y voit entrer dans le hall en compagnie de Dahbia Benkired. C'est son père, Johan Daviet, gardien des lieux, qui découvrira cette séquence glaçante en consultant les enregistrements, inquiet de ne pas voir sa fille rentrer. C'est lui qui donnera l'alerte.
Une voisine lui tient la porte pour sortir la malle
Environ une heure et demie après l'entrée de Lola, l'accusée est filmée seule, peinant à sortir du hall une lourde malle noire posée sur une couverture. Une voisine, résidente de l'immeuble, lui vient en aide en lui tenant la porte, sans se douter de la nature de son macabre chargement.
Des passants intrigués par le lourd bagage
Dans les rues du 19e arrondissement, plusieurs passants remarquent Dahbia Benkired et son étrange convoi. Au procès, certains ont rapporté l'avoir vue "lutter" pour faire avancer sa malle, un objet qui semblait particulièrement lourd. Ces scènes font partie des nombreux témoignages de témoins qui ont croisé l'accusée après le meurtre, illustrant son errance dans le quartier.
Le témoin du café, assis à côté de l'horreur
Vers 17h00, Dahbia Benkired s'installe à la terrasse du café "Le Rallye", la malle posée à côté d'elle. Lors des témoignages du procès de Lola Daviet en octobre 2025, Carime B., un client attablé à proximité, a raconté avoir discuté avec elle, pensant que le bagage contenait des affaires à vendre. "Jamais je me dis qu'il y a un corps dedans", a-t-il déclaré, précisant avoir trouvé sa demande d'aide "bizarre".
Hébergée quatre heures chez un ami avec la malle
Plus tard dans la journée, l'accusée trouve refuge chez Rachid N., un ami qui l'héberge dans son appartement d'Asnières-sur-Seine. Pendant près de quatre heures, il côtoiera Dahbia Benkired et la malle funeste. D'abord mis en examen pour "recel de cadavre" puis mis hors de cause, il a déclaré au procès : "Tout me paraissait normal".
La découverte finale par un sans-abri
En fin de soirée, la malle est finalement abandonnée dans la cour de la résidence familiale de Lola. C'est un homme sans domicile fixe de 42 ans qui fait la terrible découverte et prévient les forces de l'ordre. Le rôle de ce sans-abri qui a trouvé la malle de Lola a été déterminant pour mettre fin à l'errance macabre de l'accusée, qui sera interpellée le lendemain à Bois-Colombes.
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