« Il ne payait pas ses factures » : révélations sur le train de vie de Jack Lang

Publié par Suruthi Srikumar
le 18/02/2026
« Il ne payait pas ses factures » : révélations sur le train de vie de Jack Lang
Autre
Après sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, de nouvelles révélations émergent sur les pratiques contestées de l’ancien ministre, également cité dans l’affaire Epstein.

Figure emblématique de la culture française, Jack Lang est aujourd'hui au cœur d'une tempête médiatique. Sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, sur fond d'affaire Epstein, a ouvert la voie à un déferlement de témoignages dépeignant un tout autre visage : celui d'un homme au train de vie luxueux, mais aux dépenses toujours assumées par autrui.

Une sortie de scène sous haute tension

Le rideau est tombé ce mardi 17 février 2026. Jack Lang s'est officiellement retiré de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA), laissant sa place à Anne-Claire Legendre. Ce départ précipité trouve sa source dans la mention de son nom au cœur des dossiers du pédocriminel Jeffrey Epstein. L'ambiance était d'ailleurs glaciale quelques heures plus tôt : son bureau à l'IMA a été perquisitionné le lundi, alors même qu'il organisait son pot de départ. En parallèle, le parquet national financier a ouvert une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ».

"Je savais qu'il était radin et mesquin. Mais ce que je découvre me dégoûte"

Derrière l'image de l'esthète amateur de palaces et de tables étoilées se cacherait une réalité plus terre-à-terre. Un compagnon de route assure qu'il « n'a jamais dépensé un sou de sa vie ». Auprès du Parisien, une ancienne collaboratrice livre un récit amer : « Il me rémunérait au lance-pierre. Même un café ou un taxi, si j'étais à ses côtés, c'est toujours moi qui payais. Je savais qu'il était radin et mesquin. Mais ce que je découvre me dégoûte ».

Selon le quotidien, Jack Lang et son épouse Monique auraient appris « très tôt à maximiser subventions et avantages, tout en veillant à dépenser le moins possible », mettant au point un véritable « système ». Face à ces accusations, l'ancien ministre « dément tout et évoque des rumeurs malfaisantes », son avocat fustigeant des « calomnies » et un « acharnement ».

Vous avez aimé cet article ?

Des ardoises laissées aux quatre coins de la France

Ce comportement ne daterait pas d'hier. Un ancien ministre se souvient de ses débuts à Nancy dans les années 60 : « Lang faisait des étincelles là-bas, mais il ne payait personne. On le savait parfaitement, il ne payait pas ses factures. Il vivait au crochet de ses interlocuteurs ».

À Blois, dont il fut maire, les langues se délient également. Le restaurant doublement étoilé Le Relais de Brassieux aurait accumulé des « notes impayées importantes ». Un souvenir reste particulièrement cuisant : la visite de Lady Diana et du prince Charles en 1988. Un ancien pâtissier raconte : « Il avait demandé que notre restaurant s'occupe du menu, en préparant notamment huîtres, coquilles Saint-Jacques sautées avec foie gras et champignons sauvages. Or, la facture du repas, très salée, n'aurait pas été payée par la mairie ».

Après sa défaite électorale en 2001, il aurait laissé une note de 22 000 euros pour son pot de départ à son successeur, tandis que du mobilier Starck de la mairie se serait volatilisé.

Même la Croisette lui aurait fermé ses portes. Sur le réseau social X, Pierre Lescure, ancien patron du Festival de Cannes, a lâché une bombe avant de supprimer son message : « Depuis 2020, sous ma présidence, Lang n'est plus invité car il laissait des notes impayées importantes dans les hôtels de la Croisette que le festival se devait de ne pas assumer ».

Google News Voir les commentaires