Elisa Pilarski a été tuée le 16 novembre par des chiens. Une chasse à courre avait lieu au même moment dans cette forêt. Pointés du doigt depuis le drame, les chasseurs se défendent.
Mort d’Elisa Pilarski : les chasseurs sortent du silenceIllustrationAFP

Ils clament leur innocence depuis le début. Le corps d’Elisa Pilarski a été retrouvé il y a deux mois et demi dans une forêt de l’Aisne, dévoré par des chiens. Une information judiciaire contre X est toujours en cours pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement de prudence (…) résultant de l’agression commise par des chiens". Mais quels chiens ? C’est la question qui se pose toujours, alors que plusieurs pistes ont été ouvertes par les enquêteurs. Selon les résultats de l’autopsie, Elisa Pilarski est décédée entre 13 heures et 13h30 et sa mort "a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête". Des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens, les cinq de la victime et les 62 animaux d’un équipage de chasse à courre. Une vingtaine d’entre eux étaient présents dans la forêt au moment du décès de la jeune femme.

Mort d’Elisa Pilarski : "Il ne s’est absolument rien passé"

La chasse à courre a très vite été pointée du doigt et particulièrement les chiens présents ce jour-là. Deux mois et demi après le drame, le maître d’équipage de la chasse à courre a décidé d’être placé sous le statut de témoin assisté, ce qui lui permet d’avoir accès au dossier. Interrogé par RMC, l’avocat de Sébastien van den Berghe explique : "On a été mis en cause médiatiquement, sans qu’on ait jusqu’alors la possibilité de se défendre, donc on a demandé à la juge d’instruction de nous octroyer ce statut". Selon Me Guillaume Demarcq, son client pourra "désormais se défendre judiciairement". "Mon client conteste formellement que ses chiens aient quoi que ce soit à voir avec le décès d’Elisa Pilarski. Pour lui, il ne s’est absolument rien passé", ajoute-t-il auprès de la radio.

Depuis le 16 novembre, les chasseurs ont tenu à se défendre. Pierre de Roüalle, président de la société de vénerie [qui regroupe les associations de chasse à courre françaises, NDLR] affirme "qu’au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vénerie n’a été relevé". Seuls les résultats des prélèvements génétiques permettront aux enquêteurs de se pencher sur une piste plutôt qu’une autre. Si les animaux de la chasse à courre font effectivement parti des chiens suspectés, une autre piste a été évoquée, celle de Curtis, le chien qui accompagnait Elisa Pilarski ce jour-là. Selon une source proche du dossier, citée par RMC, il aurait déjà mordu sa maîtresse par le passé…

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