Scandale royal en Norvège : le procès choc de Marius Borg Høiby

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 18/02/2026
Marius BORG
abacapress
Le procès de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière Mette-Marit, ébranle la monarchie norvégienne alors que l'accusé a craqué en plein tribunal face aux témoignages de ses victimes présumées.

Le tribunal d'Oslo est devenu le théâtre d'un déballage judiciaire qui met à nu la face sombre d'une famille royale. Marius Borg Høiby, 29 ans, n'est plus le "petit Marius" qui saluait la foule au balcon, mais un homme accusé de viols et de multiples violences. Depuis le début des audiences en février 2026, l'atmosphère dans le prétoire est irrespirable, oscillant entre l'effondrement physique du jeune homme et les récits insoutenables des plaignantes qui ébranlent la Couronne.

Un procès sous haute tension et un accusé au bord de la rupture

Le dossier est lourd, accablant. Marius Borg Høiby doit répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols, des violences physiques et psychologiques, ainsi que des infractions liées aux stupéfiants. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à 16 ans de prison. L'ouverture du procès, le 3 février 2026, a immédiatement donné le ton d'une procédure éprouvante prévue pour durer six semaines.

L'accusé est apparu extrêmement fragile, allant jusqu'à faire un malaise en pleine audience. Son avocat, Petar Sekulic, a confirmé cette friabilité, évoquant une semaine « éprouvante » et une grande « fragilité émotionnelle et physique ». Alternant sanglots et silences, le fils de la princesse a semblé perdre pied face à la gravité des faits reprochés. Selon Closer (4 février 2026), il aurait déclaré en larmes : « Je ne couche pas avec des… », une phrase inachevée qui témoigne de la confusion régnant lors de son interrogatoire.

Des récits glaçants et des témoignages qui font froid dans le dos

L'émotion a submergé la salle d'audience lorsque les victimes ont pris la parole. L'une d'elles a fondu en larmes à la barre, tandis qu'un enregistrement diffusé révélait sa détresse brute : « Bon… donc j'ai été violée », entend-on dans la bande sonore. Elle ajoute, comme pour se convaincre : « Je ne veux pas me voir comme une victime. Je suis une femme forte. Malheureusement, je suis devenue une victime à cause de lui », rapporte Closer.

Vous avez aimé cet article ?

La question de la soumission chimique est rapidement devenue centrale. Une troisième victime présumée a décrit une nuit où elle était « épuisée, ivre et sous l'emprise de somnifères ». Marius Borg Høiby l'aurait filmée à son insu après un rapport. « Si j'avais vu qu'il me filmait, je l'aurais arrêté », a-t-elle assuré au tribunal. Elle précise, selon les propos relayés par Sud Ouest (13 février 2026) : « Je voulais dormir. J'étais très fatiguée, incroyablement épuisée, très ivre. C'était difficile de garder les yeux ouverts ».

Sexe, alcool et drogue : les confidences sur une vie d'excès

Pour sa défense, Marius Borg Høiby a tenté de justifier son parcours chaotique par un mal-être profond. Il a expliqué avoir mené une existence déconnectée de la réalité, motivée par un « besoin extrême de reconnaissance ». Selon Marie Claire (6 février 2026), il a confessé : « J'ai vécu une vie à laquelle, je pense, très peu de gens ici peuvent s'identifier ».

Ce vide existentiel s'est traduit, selon ses dires, par « beaucoup de sexe, beaucoup de drogues et beaucoup d'alcool ». Le procureur l'a également confronté à son historique de recherches internet, contenant des vidéos pornographiques « en lien avec des viols ». L'accusé a rétorqué : « J'ai regardé pas mal de trucs bizarres ». Il impute une partie de ses tourments à la pression médiatique, affirmant que « la presse me suit depuis l'âge de trois ans. Ils m'ont harcelé et tourmenté ».

Le malaise grandissant au sein de la monarchie norvégienne

Ce scandale judiciaire dépasse le simple fait divers et plonge la famille royale dans une crise d'image sans précédent. Ce procès « hors norme » et « très médiatisé » expose les failles de l'éducation royale et les dérives d'un enfant privilégié.

La situation est d'autant plus critique pour la princesse Mette-Marit. Déjà fragilisée, elle voit son nom réapparaître dans de nouveaux documents liés à l'affaire Jeffrey Epstein, soulevant des questions sur ses liens passés avec le milliardaire américain. La presse norvégienne s'interroge désormais ouvertement sur son avenir : « Peut-elle devenir reine après ça ? », titre Sud Ouest. Entre les révélations sordides du tribunal et les fantômes du passé, la monarchie norvégienne vacille.

Google News Voir les commentaires