Retraite : ce qu'il faut faire de toute urgence à 50 ans quand on a rien préparé avant
La retraite approche et vous n'avez rien préparé ? Il est plus que temps de s'y mettre ! Nos astuces pour ne pas être pris (trop) au dépourvu, une fois venue l'heure du départ.

Tic-tac. L’heure tourne et voici venir votre cinquantième anniversaire. Bûcheuse invétérée ou travailleur peu soucieux de son départ à la retraite, vous n’avez peut-être pas commencé à réfléchir à votre cessation d’activité. C’est hélas une erreur commune… Puisqu’il s’avère évidemment moins douloureux de commencer à épargner tôt en vue de la liquidation de ses droits. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à faire, observe le site spécialisé La Retraite en Clair. Loin s’en faut, en vérité ! Même à 50 ans, il demeure possible de s’assurer une retraite paisible. À condition, bien sûr, de ne plus tarder.

Sur le site service-public.fr, on conseille avant tout de ce se renseigner sur l'âge minimum à partir duquel il est possible pour vous de partir à la retraite. En effet, même si l'âge légal à partir duquel vous avez le droit de prendre votre retraite est fixé à 62 ans, il existe des exceptions dérogatoires. En effet, dans certaines situations, un départ anticipé est possible :

  • Si vous avez commencé à travailler jeune, pour carrière longue
  • Si vous êtes atteint d’une incapacité permanente d'au moins 50% 
  • Si vous exercez un  métier pénible (vous avez un compte personnel de prévention de la pénibilité - C2P - ou vous êtes atteint d'une incapacité permanente d'origine professionnelle d'au moins 10%)

Découvrez donc quelques conseils dans notre diaporama en conclusion de cet article.

Préparer son départ à la retraite à partir de 50 ans : à quoi va-t-il falloir faire attention ?

L’un des gros volets auquel il faudra faire attention à compter de maintenant demeure le plan administratif. Depuis vos 35 ans, vous avez normalement commencé à recevoir des documents relatifs à votre départ prochain en retraite. Ils vous aideront à mieux le préparer et à vous prémunir contre les éventuelles erreurs de l’administration, hélas bien récurrentes et rarement à l’avantage des assurés. Vous êtes en droit de demander un relevé de situation individuelle récent à partir de mon espace personnel sur le site internet de la Cnav. Si ce relevé comporte des oublis ou des erreurs, vous pouvez exiger leur rectification. 

Bien évidemment, l’aspect financier entrera également en ligne de mire. Cela signifie qu’il faudra peut-être réfléchir à certains investissements sûrs, de sorte à gonfler vos revenus. Parmi ceux-là, quelques-uns s’avèrent évidemment plus efficaces que d’autres, mais ils ne sont pas toujours à la portée de tout un chacun. Récapitulatif des grandes orientations à mettre en application dès à présent.

1 - Commencez par consulter votre RIS

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1 - Commencez par consulter votre RIS

C’est à compter de 50 ans qu’il faut vraiment prêter attention au Relevé de situation individuelle (RIS), que vous recevez normalement tous les 5 ans depuis vos 35 ans. En cas de problème, sachez qu’il est disponible directement sur votre espace personnel sur le site de l’assurance retraite. Il récapitule théoriquement l’ensemble des droits acquis tout au long de votre carrière mais peut comporter des erreurs, rappelle La Retraite en Clair. Assurez-vous donc de les corriger. Faites de même avec l’Estimation indicative globale (EIG) que vous recevrez à compter de 55 ans : c’est le même document, à ceci près qu’il comporte aussi une estimation du montant de la retraite à laquelle vous pourriez avoir droit.

2 - Il va falloir estimer vos dépenses en vue de la retraite

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2 - Il va falloir estimer vos dépenses en vue de la retraite

Deuxième étape capitale : tâcher d’estimer, au plus prêt de la réalité, ce que pourraient être vos dépenses une fois à la retraite. Déterminer vos besoins permet en effet d’identifier le degré de nécessité relatif à la préparation de votre retraite : même sans avoir rien préparé, la situation n’est pas dramatique s’il s’avère que vous dépenserez moins que ce que vous allez toucher ! En revanche, dans le cas contraire, vous saurez quels sont les efforts à fournir pour soutenir votre train de vie.

3 - Souscrire une assurance-vie

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3 - Souscrire une assurance-vie

Si vous ne l’avez pas encore fait, c’est le moment de souscrire une assurance-vie. Il n’est jamais trop tôt pour y penser, observe Radins.com, qui rappelle que la fiscalité de ce type de produits s’avère aussi intéressante que possible à compter de 8 ans de détention. Il s’agit en effet d’un placement qui vous permettra de mettre de l’argent de côté à votre rythme et de bénéficier d’un surplus de revenu une fois passée la cessation d’activité.

Voir la suite du diaporama

4 - Si votre entreprise le permet, pensez au PEE

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4 - Si votre entreprise le permet, pensez au PEE

L’assurance-vie n’est pas le seul placement qui pourrait vous aider à préparer votre retraite. Le Plan d’épargne entreprise pourrait bien devenir le sauveur de votre future vie passée la liquidation de vos droits : il peut en effet être gonflé par votre employeur. Ce dernier a le pouvoir de multiplier par trois les sommes placées par un salarié, dans la limite de certains plafonds. Si vous y avez accès, n’hésitez donc pas.

5 - N’oubliez pas l’immobilier !

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5 - N’oubliez pas l’immobilier !

Que serait la préparation de son départ à la retraite sans l’investissement dans l’immobilier ? Première chose à faire : s’assurer d’être propriétaire de son logement (et d’avoir remboursé son éventuel emprunt). Cela représentera une charge de moins avant la perte mécanique d’une partie de vos revenus et vous assurera une certaine sérénité financière. En outre, la vente en viager est toujours possible en cas de problèmes de revenus par la suite. Cela étant, le mieux reste de pouvoir mettre en location un ou plusieurs autres biens pour compléter ses revenus.

6 - Les autres placements utiles : le PER

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6 - Les autres placements utiles : le PER

Parmi les placements utiles figure également le PER, ou Plan d’épargne retraite. Depuis le 1er octobre 2020, il remplace d’autres produits bien connus des Françaises et des Français tels que le PERP (Plan d’épargne retraite populaire) ou le Madelin et permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant de mécanismes de défiscalisation à l’entrée. Il s’avère intéressant surtout quand les revenus de l’investisseur sont relativement élevés.

7 - Les autres placements utiles : le PEA

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7 - Les autres placements utiles : le PEA

Avez-vous pensé au Plan d’épargne en actions (PEA) ? Comme le PER, il s’agit d’un autre produit d’épargne susceptible de vous aider à préparer votre retraite. Ceci étant, il diffère considérablement des autres placements : celui-ci permet en effet d’investir dans les actions d’entreprises françaises - et, éventuellement, européennes. Passés 5 ans au minimum, il permet l’obtention d’une rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu, observe La Retraite en Clair.

8 - Recomptez correctement vos trimestres assimilés

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8 - Recomptez correctement vos trimestres assimilés

Même les périodes non travaillées peuvent ouvrir des droits à la retraite. Vos arrêts maladies, période de chômage, arrêts maternité, etc… ouvrent généralement droit à des trimestres de retraite dits "assimilés". Assurez-vous de bien les prendre en compte dans le cadre de votre calcul, au risque sinon d’en faire trop !

9 - Envisagez dès à présent le rachat de trimestres, si nécessaire

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9 - Envisagez dès à présent le rachat de trimestres, si nécessaire

Le rachat de trimestres doit s’envisager relativement tôt, pour ne pas coûter trop cher. Si vous avez 50 ans, vous êtes dans la bonne période, comme l’a déjà expliqué l’économiste Philippe Crevel dans nos colonnes. "Compte tenu des aléas de carrière et des aléas juridiques, je dirais qu’il est pertinent de commencer à racheter ses trimestres vers 45 ou 50 ans, environ", déclarait-il en effet.

10 - Quels sont les petits jobs qui pourraient vous aller pour compléter vos revenus à la retraite ?

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10 - Quels sont les petits jobs qui pourraient vous aller pour compléter vos revenus à la retraite ?

Si la situation vous semble particulièrement inquiétante, ne perdez pas de vue qu’il est toujours possible de reprendre un petit boulot une fois passé le départ à la retraite. Pourquoi ne pas y réfléchir tout de suite ? Certains travaux reposant (gardiennage, jardinage, soutien scolaire) pourraient vous aider à compléter vos revenus.