"Pure connerie" : la déclaration choc d'Emmanuel Macron sur la liberté d'expression

Publié par Stéphane Leduc
le 19/02/2026
Emmanuel Macron 2025
abacapress
© Abdullah Firas/ABACA
En visite d'État en Inde, Emmanuel Macron a déclenché une vive controverse ce mercredi 18 février 2026 en qualifiant de « connerie » une certaine vision de la liberté d'expression, appelant à un strict « ordre public » numérique.

Le chef de l'État poursuit son déplacement diplomatique stratégique à New Delhi. Alors que les discussions devaient se concentrer sur l'économie et les partenariats de défense, une prise de parole improvisée a éclipsé les accords bilatéraux, relançant brutalement le débat sur la régulation d'Internet et le rôle des plateformes.

Une déclaration fracassante à l'international

L'événement s'est produit ce mercredi 18 février, au deuxième jour de sa visite officielle. S'exprimant en anglais devant un parterre de chefs d'entreprise et d'experts en technologie à New Delhi, Emmanuel Macron a rompu avec le langage diplomatique habituel. Dans une sortie relayée par Aube Digitale et RT France, le président a attaqué frontalement la conception actuelle du débat en ligne : « La liberté d'expression est une pure connerie si personne ne sait comment on est guidé à travers cette soi-disant liberté d'expression ».

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L'utilisation du terme « pure bullshit », traduit par « pure connerie » ou « foutaise », marque une rupture sémantique violente. Ce choix de mots souligne l'agacement présidentiel face à l'influence grandissante des plateformes numériques dans la formation de l'opinion publique.

L'exigence d'un ordre public numérique

Pour le locataire de l'Élysée, la liberté d'expression en ligne s'apparente désormais à une « illusion ». Selon l'analyse rapportée par Aube Digitale, Emmanuel Macron estime que les internautes sont enfermés dans des bulles de filtres pilotées par des algorithmes opaques. Il fustige notamment le passage incontrôlé « d'un discours haineux à un autre », orchestré par ces mécaniques virales.

Le président ne s'est pas contenté de critiquer ; il a formulé une demande de régulation stricte. Selon le verbatim du discours, il a martelé : « Je souhaite simplement une transition transparente entre ces différents discours, et je souhaite, par ailleurs, un certain ordre public ! ». Cette déclaration fait écho au chantier législatif lancé fin 2025. Comme le rappelle l'AFP citée par Notre Temps, l'exécutif travaille déjà sur une labellisation des sites d'information et une action judiciaire simplifiée contre les « fausses informations ».

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La fin de l'anonymat et le tollé politique

Cette offensive contre les « biais algorithmiques » pourrait rapidement impacter le quotidien des internautes français. L'analyse du 18 février d'Aube Digitale suggère que la volonté de « protéger les mineurs et l'ordre public » pourrait se traduire par une obligation de vérifier son identité réelle pour accéder à des plateformes comme Instagram, TikTok ou YouTube. Cela marquerait la fin effective de l'anonymat en ligne.

Sur le plan politique, les réactions n'ont pas tardé. Nicolas Dupont-Aignan a jugé ces propos « gravissimes », tandis que Jordan Bardella, cité par Notre Temps, dénonce une « tentation de ministère de la Vérité ». Malgré ce tumulte, Emmanuel Macron tente d'imposer une « troisième voie » diplomatique en Inde. Ce « partenariat sans limites » scellé avec Narendra Modi vise à promouvoir un modèle de gouvernance européen de l'IA, distinct du laisser-faire américain et du contrôle chinois, tout en négociant, selon TV5Monde, la vente potentielle de 114 Rafale supplémentaires.

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