Mort de Catherine Laborde : son mari se défend face aux attaques de sa belle famille
Près d'un an jour pour jour après le décès de Catherine Laborde, emportée par la maladie à corps de Lewy le 28 janvier 2025, un hommage littéraire aurait dû sceller l'unité du cercle familial. C'est tout l'inverse qui se produit aujourd'hui. Loin du recueillement silencieux, le clan se déchire sur la place publique. La sortie du livre posthume de Thomas Stern, son époux, a déclenché une véritable guerre ouverte avec sa belle-famille, notamment sa sœur Françoise Laborde et ses filles, Gabrièle et Pia, qui l'accusent sans détour d'indécence et d'exploitation du deuil.
Pourquoi ce livre est-il jugé d'un "mauvais goût terrible" ?
L'ouvrage, intitulé Y a-t-il une vie après ta mort ? - Catherine Laborde, ma sœur, mon épouse, est arrivé en librairie aux alentours du 22 janvier 2026, télescopant douloureusement la date anniversaire de la disparition de l'animatrice. Pour les proches de la défunte, la publication de ce livre et la polémique sur Catherine Laborde qui en découle sont insupportables. Françoise Laborde n'a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux, exprimant sa colère froide : "À cette immense tristesse s'ajoute la consternation, le chagrin, le dégoût, de voir ta maladie et ton départ exploités dans un livre que ton compagnon a cru bon de publier et qui nous choque profondément", écrit-elle sur X.
Les filles de Catherine Laborde, d'ordinaire discrètes, sont sorties de leur réserve pour dénoncer ce qu'elles perçoivent comme une trahison intime. Gabrièle estime dans les colonnes du Parisien que la démarche est "dure, d'un mauvais goût terrible", reprochant à son beau-père "d'utiliser l'anniversaire de la disparition de notre maman pour faire sa promotion". Sa sœur Pia renchérit avec une formule cinglante : "Ma mère n'est pas un panneau publicitaire !" Au cœur de ces accusations d'exploitation du deuil lancées par Françoise Laborde contre Thomas Stern, c'est la question du respect de l'intimité d'une femme aimée de tous qui est posée.
La réponse de l'écrivain : amour ou opportunisme ?
Face à la tempête médiatique, le veuf tente de justifier sa démarche littéraire. Il explique il a écrit ce livre en évoquant non pas un calcul commercial, mais une nécessité viscérale. Selon lui, il s'agissait d'exprimer son "expérience intérieure" d'aidant, la solitude écrasante et sa "colère face à l'inéluctable". Il rejette fermement l'image de l'opportuniste venu régler ses comptes sur le dos de son épouse disparue. Pour prouver sa bonne foi, l'écrivain abat une carte maîtresse : l'argent.
Sur le plateau de l'émission TBT9 sur W9, il a d'abord précisé que son ouvrage était "Un secret de polichinelle, tout le monde savait que je voulais écrire ce livre. Je pense qu’elles étaient au courant que je faisais ce livre, mais je me suis pas mal isolé pour plonger en eaux profondes. Je n’avais pas envie de mélanger tout."
Puis il a tenu à clarifier la destination des bénéfices, assurant que les droits d'auteur du livre iront à l'association des malades de Lewy et des aidants. "Je donne la majorité de mes droits", a-t-il affirmé, tentant ainsi de désamorcer les critiques sur l'aspect financier de l'ouvrage rapporté par Closer. Quant aux passages jugés impudiques décrivant la déchéance physique, il se défend en invoquant la réalité médicale crue : "Mais qu'est-ce qui est vulgaire ? Je ne vois pas".
Les coulisses sombres de la fin de vie : qui dit vrai ?
Au-delà du livre, c'est le récit même des dernières années de Catherine Laborde qui divise le clan. Dans ses écrits, Thomas Stern dépeint une forme de solitude face à la maladie. Une vision contestée par les filles de la star, qui décrivent une tout autre réalité. Gabrièle rappelle que c'est "notre organisation familiale, un village entier concerné et l'argent que ma mère avait mis de côté" qui ont permis d'assurer des soins dignes. La réponse de Thomas Stern aux critiques de la famille Laborde semble ainsi se heurter à deux versions contradictoires de l'histoire : celle de l'aidant isolé contre celle du clan solidaire.
L'atmosphère s'alourdit encore quand on apprend qu'une aide à domicile du SSIAD aurait en effet porté plainte pour harcèlement moral et atteinte à la vie privée, suite à la découverte d'un dossier intitulé "Est-ce qu'il y a de la maltraitance chez vous ?". Alors que la maladie de Catherine Laborde et les confidences de son mari auraient pu servir à sensibiliser le grand public, elles servent aujourd'hui de toile de fond à un triste règlement de comptes judiciaire et médiatique.
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