Météo en Bretagne : inondations et vagues-submersion, le point sur les risques ce vendredi
Une journée particulièrement agitée attend les habitants de la pointe bretonne. Suite à l'arrivée d'une nouvelle perturbation active sur des sols déjà gorgés d'eau, la Préfecture a rehaussé le niveau de vigilance.
Entre inondations potentielles, vents forts et houle importante, la prudence est de mise pour tous vos déplacements.
Une escalade de la vigilance météo
La situation s'est dégradée rapidement ces dernières heures. Le fait marquant de ce vendredi 6 février est le basculement du Finistère en vigilance orange pour les Crues sur le bassin de la Laïta. Cette décision, rapportée par Vigicrues, intervient alors que le département était déjà sous surveillance. L'alerte a été déclenchée en prévision de fortes précipitations qui s'ajoutent à un contexte hydrologique déjà tendu.
Outre le risque de crue, le département reste en vigilance jaune pour les phénomènes de vent violent, de pluie-inondation et de vagues-submersion. Selon Météo France, cette détérioration est directement liée au passage d'une dépression générant des intempéries durables sur la région.
Des vents violents et une houle menaçante
Les éléments se déchaînent sur le littoral. Des rafales comprises entre 70 et 90 km/h balaient actuellement les côtes du Finistère et du Morbihan. Selon les relevés de Météo Bretagne, des pointes à 72 km/h ont déjà été enregistrées à Concarneau. Cette agitation atmosphérique s'accompagne d'une houle significative : des creux moyens de 6 à 8 mètres sont observés au large, rendant la mer particulièrement dangereuse.
Côté ciel, les pluies sont soutenues. À Landerneau, les instruments ont mesuré jusqu'à 14,7 mm de précipitations, s'abattant sur des terres qui ne peuvent plus absorber l'eau, comme le souligne Météo Bzh. Cette saturation des sols constitue un facteur aggravant pour les risques d'inondations locales.
La Laïta sous haute surveillance
L'attention des autorités se porte spécifiquement sur Quimperlé. La vigilance Orange s'explique par la combinaison redoutée de précipitations importantes et de sols saturés, provoquant une montée rapide des eaux. Comme l'indique Vigicrues, le point critique réside dans la concomitance entre la marée haute et la crue fluviale.
Ce phénomène de « blocage » de l'écoulement des eaux vers la mer, accentué par des coefficients de marée encore élevés (84 ce matin), amplifie considérablement le risque de débordement dans la ville basse de Quimperlé.
Un risque marqué de vagues-submersion
Si le département échappe à la vigilance orange « Vagues-Submersion » qui touche la façade méditerranéenne, le danger reste bien réel en Atlantique. Le Finistère est maintenu en vigilance jaune avec un risque qualifié de « marqué ». Le Parisien précise que les niveaux marins élevés, gonflés par les surcotes atmosphériques, favorisent les franchissements de paquets de mer. Les zones exposées du littoral sont donc susceptibles d'être submergées lors de la pleine mer.
Des restrictions de circulation immédiates
Face à ces conditions, des mesures concrètes impactent déjà le trafic routier. La vitesse est abaissée à 70 km/h sur le pont de l'Iroise en raison des rafales de vent. D'autres axes pourraient subir des restrictions similaires selon l'évolution de la situation.
La règle d'or rappelée par la Préfecture est stricte : ne jamais s'engager à pied ou en voiture sur une voie immergée. 30 cm d'eau suffisent pour emporter un véhicule. Il est fortement recommandé de limiter les trajets non essentiels et d'adapter sa conduite, notamment en réduisant sa vitesse sous la pluie.
Les bons réflexes en zone inondable
Pour les résidents des zones habituellement inondables, l'heure est à l'anticipation. Il convient de mettre hors d'eau les biens susceptibles d'être endommagés, comme le rappelle Mon Jardin Ma Maison. La Préfecture insiste également sur la nécessité de s'éloigner des bords de mer, des estuaires et des rivières en crue. Toute activité nautique est évidemment à proscrire jusqu'à la levée de l'alerte.