Taxe d’aménagement : le coût de votre abri de jardin ou de votre piscine baisse en 2026
C'est une bouffée d'oxygène inattendue pour les ménages qui projettent d'agrandir leur maison ou d'installer une piscine.
Alors que la fiscalité locale a tendance à s'alourdir, l'année 2026 marquera une rupture avec la diminution actée de la base de calcul de cet impôt, souvent surnommé "taxe abri de jardin". Voici les détails de cette baisse mécanique qui pourrait alléger votre budget travaux.
Une baisse inédite des valeurs forfaitaires
Le fait est suffisamment rare pour être souligné : la taxe d'aménagement recule de près de 4 % pour l'année à venir. Selon les chiffres relayés par Service-Public.fr, cette diminution s'applique à toutes les autorisations d'urbanisme (permis de construire ou déclaration préalable) qui seront délivrées à partir du 1er janvier 2026. C'est un répit pour les propriétaires après des années d'inflation de cette taxe.
Les nouveaux barèmes forfaitaires ont été fixés. Hors Île-de-France, la valeur passe de 930 € à 892 € par mètre carré. Pour les résidents franciliens, l'assiette diminue également, passant de 1 054 € à 1 011 € par mètre carré. Les amateurs de baignade ne sont pas oubliés : la valeur forfaitaire spécifique aux piscines descend à 251 € par mètre carré de bassin, contre 262 € en 2025. Enfin, pour les aires de stationnement extérieures, la valeur minimale est fixée à 2 928 € par emplacement.
L'indice de la construction dicte la tendance
Ce recul fiscal ne relève pas d'une décision politique, mais d'un mécanisme d'indexation automatique. La base de calcul est révisée chaque année en fonction de l'Indice du Coût de la Construction (ICC) publié par l'Insee. Comme le rapporte UFC-Que Choisir, c'est la comparaison entre l'ICC du troisième trimestre 2025 et celui de 2024 qui fait foi.
L'indice s'étant établi à 2056 au troisième trimestre 2025, contre 2143 un an plus tôt, il enregistre une baisse de 4,06 %. C'est cette chute du coût de la construction qui se répercute directement sur l'impôt. Pour rappel, cette taxe concerne toute création de surface de plancher close et couverte dont la hauteur sous plafond dépasse 1,80 mètre et la superficie est supérieure à 5 m². Cela englobe les abris de jardin, les vérandas, les extensions, mais aussi les aménagements extérieurs comme les piscines ou les panneaux photovoltaïques au sol.
Un calcul à surveiller selon votre localité
Si la base forfaitaire diminue, la vigilance reste de mise concernant le montant final à payer. La taxe d'aménagement s'obtient en multipliant la surface taxable par la valeur forfaitaire, puis en appliquant les taux votés par les collectivités locales (commune, département et région en Île-de-France). Comme le souligne Boursorama, la baisse de l'assiette nationale pourrait être neutralisée si votre commune décide d'augmenter son taux communal, qui oscille généralement entre 1 % et 5 %, mais peut grimper jusqu'à 20 % dans certains secteurs.
Pour les propriétaires, la procédure reste inchangée : la taxe est établie par l'administration après la validation de l'autorisation d'urbanisme. Si le montant excède 1 500 €, il est possible de le régler en deux fractions : la première 90 jours après l'achèvement des travaux, la seconde neuf mois plus tard. Pour anticiper précisément votre budget, il est recommandé d'utiliser le simulateur officiel mis à disposition par l'administration, qui intègre les taux en vigueur dans votre secteur géographique.
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