ASPA 2026 : les montants clés et les nouvelles règles d'attribution
Dès le lendemain des festivités du Nouvel An, les retraités les plus modestes voient leurs allocations évoluer. Cette revalorisation annuelle suit la courbe des pensions de retraite de base, offrant un léger ballon d'oxygène face au coût de la vie. Pourtant, ce dispositif reste complexe et suscite de nombreuses interrogations quant à son impact sur la transmission du patrimoine familial.
Une aide revalorisée pour les retraités modestes
Ce 1er janvier marque l'entrée en vigueur de la hausse de +0,9 % pour l'ASPA, l'ancien minimum vieillesse. Comme le souligne Placement Meilleurtaux, cette mesure vise à maintenir un niveau de vie décent pour les seniors de 65 ans et plus (ou 62 ans en cas d'inaptitude) ayant de faibles ressources. Ce mécanisme différentiel vient compléter les revenus existants pour atteindre un plancher garanti.
Les nouveaux plafonds de ressources sont désormais fixés. Selon les données relayées par Filien, une personne seule perçoit désormais jusqu'à 1 043,59 € par mois (soit 12 523,08 € annuels). Pour un couple, le plafond grimpe à 1 620,18 € mensuels (19 442,16 € par an). Cap Retraite précise que l'allocation versée correspond à la différence entre les revenus du retraité et ces nouveaux montants plafonds.
L'État se rembourse sur le patrimoine successoral
L'ASPA se distingue des autres aides sociales par son statut d'avance financière remboursable. Au décès du bénéficiaire, l'administration peut exiger la restitution des sommes versées auprès des héritiers, comme l'indique Le Journal du Net. Ce point constitue souvent une surprise désagréable pour les familles mal informées lors de l'ouverture de la succession.
Toutefois, cette récupération ne s'applique pas systématiquement dès le premier euro. Mes Allocs confirme que seul l'actif net successoral (le patrimoine restant après déduction des dettes) dépassant 108 586,14 € en Métropole est concerné en 2026. Si le patrimoine du défunt est inférieur à ce seuil, l'État ne réclame rien.
Il existe également une limite au montant récupérable. D'après Le Particulier, l'État ne peut pas reprendre plus de 8 463,42 € par an pour une personne seule et 11 322,77 € pour un couple. La récupération s'effectue uniquement sur la fraction du patrimoine qui excède le seuil d'abattement.
La peur de déshériter freine les demandes
Malgré la revalorisation, le non-recours à cette aide reste massif. De nombreux seniors éligibles préfèrent se priver de ce complément de revenu par crainte de léguer une dette à leurs enfants. Sergio Larosa note que cette peur de « déshériter » agit comme un puissant frein psychologique.
Ce mécanisme est parfois vécu comme une injustice par les retraités propriétaires de leur résidence principale, dont la valeur peut rapidement faire basculer l'actif successoral au-dessus des 108 586 euros. My Jugaad rappelle néanmoins que la récupération reste proportionnelle : elle ne vide pas la totalité de l'héritage, mais vient s'imputer sur l'actif disponible dans les limites fixées par la loi.
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