Livret A, LDDS, CEL, LEP… combien allez‑vous gagner sur vos livrets en 2026 ?

Publié par Suruthi Srikumar
le 16/01/2026
Livret A, LDDS, CEL, LEP… combien allez‑vous gagner sur vos livrets ?
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C’est officiel : le taux du Livret A et du LDDS baissera le 1er février. Celui du LEP suivra également la tendance, mais sa baisse a de nouveau été limitée. Voici tous les taux à connaître pour votre épargne en 2026.

Le suspense a pris fin pour des millions d'épargnants français. Ce jeudi 15 janvier 2026, le ministre de l’Économie a tranché en suivant les recommandations du gouverneur de la Banque de France. Dans un contexte économique marqué par un net ralentissement de la hausse des prix, l'exécutif a décidé d'ajuster la rémunération des placements sans risque, tout en préservant le pouvoir d'achat.

Cette décision marque un tournant après une période de stabilité. Il est désormais crucial de comprendre comment s'appliqueront ces changements et d'anticiper les nouveaux taux du Livret A au 1er février 2026 pour optimiser la gestion de votre trésorerie.

Une officialisation attendue pour février

La baisse des taux de l'épargne réglementée entrera en vigueur dès le début du mois prochain. Cette révision périodique, qui intervient deux fois par an, répond à une logique économique précise : aligner la rémunération de l'épargne sur l'inflation réelle. Or, celle-ci a considérablement ralenti.

Selon les dernières données de l'Insee, la hausse des prix hors tabac s'établit à 0,70 % sur un an en décembre. Le gouvernement justifie donc ce recul des taux par la maîtrise retrouvée de l'inflation, qualifiée de « contenue ». Pour les épargnants, cela signifie que le rendement nominal baisse, mais que le rendement réel (net d'inflation) reste positif.

Des rendements soutenus artificiellement

Malgré la baisse faciale, le gouvernement a choisi d'appliquer un « coup de pouce » par rapport à la stricte application des formules de calcul. Si la mécanique mathématique avait été suivie à la lettre, la comparaison des rendements aurait été bien moins favorable aux épargnants.

Le taux du Livret A, et par extension celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est fixé à 1,50 %, contre 1,7 % auparavant. La formule théorique aurait dû le faire chuter à 1,40 %. L'exécutif a donc arrondi le chiffre à la hausse. « Le taux est en légère baisse, mais il reste au-dessus de l'inflation », a justifié Roland Lescure, le ministre de l'Economie et des Finances, dont les propos sont rapportés par MoneyVox.

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La logique est identique pour le Livret d’épargne populaire. Pour savoir combien le LEP va rapporter en 2026, il faut noter que son taux est arrêté à 2,50 % (contre 2,70 % précédemment). Ici encore, l'effort de l'État est notable, car la formule de calcul donnait un résultat technique de 1,90 %. Ce taux préférentiel vise à maintenir un bouclier efficace contre la vie chère pour les foyers les plus modestes.

Rendement réel et fiscalité applicable

Dans les faits, ces ajustements modifient la hiérarchie des placements. Le LEP confirme son statut de valeur refuge incontournable. Avec un rendement net de 2,50 %, il demeure le placement le plus avantageux du marché pour ceux qui y sont éligibles, offrant une protection supérieure aux simples conséquences de l'inflation sur les livrets en 2026.

Concernant l'épargne logement, le Compte d’épargne logement (CEL) voit sa rémunération mécanique tomber à 1 % brut. C'est un point de vigilance essentiel pour les détenteurs : contrairement aux livrets réglementés totalement défiscalisés, les intérêts du CEL et des PEL récents sont frottés à l'impôt. Il ne faut pas confondre ce taux avec du net en poche.

Enfin, le Livret Jeune, dont le taux est fixé librement par les banques, ne pourra descendre en dessous du seuil légal du Livret A, soit 1,50 %

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