Sanary-sur-Mer : l’enseignante poignardée par un élève est sortie du coma, selon le parquet

Publié par Sarah Martin
le 12/02/2026
Sanary-sur-Mer : l’enseignante poignardée par un élève est sortie du coma, selon le parquet
Istock
La fonctionnaire, « très fatiguée », reste hospitalisée à Toulon plus d’une semaine après avoir été agressée par son élève de 14 ans. Son pronostic vital n’est toutefois pas encore stabilisé, selon le procureur de la République.

Plus d'une semaine après l'agression au couteau qui a ébranlé le collège La Guicharde et la communauté éducative nationale, une lueur d'espoir est apparue dans l'état de santé de la victime. La professeure d'arts plastiques poignardée à quatre reprises a repris connaissance.

Une évolution positive mais un pronostic vital toujours engagé

L'information était attendue avec impatience. Dans un communiqué publié le 12 février 2026 et rédigé « en lien avec la famille » selon Le Monde, le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, a apporté des nouvelles rassurantes. La victime, âgée de 60 ans, « a repris connaissance » et « a quitté le service des soins intensifs », confirme le magistrat relayé par BFMTV.

Cependant, la prudence reste de mise concernant son rétablissement complet. Si elle n'est plus en soins intensifs, l'enseignante est décrite comme « très fatiguée, elle est toujours sous surveillance à l'hôpital Sainte-Anne », précise Raphaël Balland. Le soulagement est donc mesuré, son pronostic vital « n’étant toujours pas levé, même si son état de santé évolue positivement », indique le procureur au Monde. Cette réserve médicale s'explique par la violence de l'attaque : désignée comme Madame P., elle a reçu quatre coups de couteau, notamment à l'abdomen et à l'avant-bras gauche, avec une lame de 12 centimètres. Selon Le Figaro, plusieurs opérations chirurgicales ont été nécessaires pour traiter ses graves blessures.

L'élève mis en examen pour tentative d'assassinat

Pendant que la victime entame sa convalescence, la procédure judiciaire suit son cours pour le suspect, un élève de 3e âgé de 14 ans. Mis en examen pour « tentative d’assassinat », l'adolescent a été placé en « détention provisoire », rapporte BFMTV. Compte tenu de son âge au moment des faits, il encourt jusqu'à « 20 ans de réclusion criminelle », souligne Le Figaro.

En garde à vue, le collégien a expliqué avoir « trop de haine » envers cette enseignante qu'il jugeait « injuste ». Au cœur du conflit : le logiciel de vie scolaire. En effet, l’élève reprochait à sa professeure d’avoir « inscrit plusieurs incidents le concernant sur l’application Pronote ». Le procureur a détaillé que sur les « dix incidents depuis le début de l’année scolaire » relevés par l'enquête, « cinq des dix incidents » provenaient de la victime. Cette fixation l'avait conduit à effectuer des recherches sur Internet « quelques jours avant les faits sur les risques judiciaires encourus par un mineur qui tuerait sa professeure », précise M. Balland.

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Les confidences de l'agresseur : un sentiment ambivalent

Malgré la préparation apparente, lors de sa seconde audition rapportée par Le Monde, il a assuré qu’il « n’avait pas eu l’intention de tuer sa professeure, mais uniquement de la "planter pour qu’elle ait mal" ».

Dès sa première audition, il affirmait qu'il « regrettait beaucoup son geste », confiant avoir « pleuré toutes les larmes de son corps » et s'être porté des « coups à lui-même », selon BFMTV. Le Figaro note qu'il a ressenti « une grosse haine envers lui » et a tenu des « propos suicidaires lors de ses auditions ». Son avocate, Me Margaux Albertini-Loiseau, a insisté sur cette prise de conscience dans les colonnes du Figaro : « Pour lui, le plus important, c’est qu’elle se batte pour sa survie. Mon client a consenti à collaborer et il continue à collaborer avec la justice pour la suite de cette procédure ».

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