Sanary-sur-Mer : un élève poignarde une professeure dans un collège
L'effroi s'est emparé de la communauté éducative varoise en début d'après-midi. Alors qu'elle dispensait son cours, une professeure de 60 ans a subi une attaque d'une extrême violence de la part d'un adolescent. Les autorités sont immédiatement intervenues sur les lieux pour sécuriser l'établissement et prendre en charge la victime, dont le pronostic vital est engagé.
Une attaque soudaine en plein cours
Les faits se sont déroulés ce mardi 3 février, aux alentours de 14 heures, dans l'enceinte du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer (Var). Selon les premiers éléments rapportés, le cours d'arts plastiques a basculé dans l'horreur lorsqu'un élève de troisième, âgé de 14 ans, s'est levé de sa chaise.
Sans signe avant-coureur immédiat, l'adolescent a attaqué l'enseignante de 60 ans, lui portant « trois ou quatre coups de couteau », comme l'a précisé le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland. "Vers 14 heures, dans la classe où sont présents 22 enfants. L’enfant, sans qu’on sache les circonstances, donne entre 3 ou 4 coups de couteau à la professeur. Le torse est touché à 3 reprises. Interpellé par un personnel dans la cour sans résistance", précise le procureur. Prise en charge rapidement par le Samu, elle a été transférée d'urgence à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon. Aux dernières nouvelles, son pronostic vital reste « engagé », plongeant ses proches et ses collègues dans l'angoisse.
Les forces de l'ordre ont interpellé l'agresseur présumé quelques minutes après les faits. Le procureur a indiqué que le mineur n'a pas opposé de « résistance majeure » lors de son arrestation. Il a été immédiatement placé en garde à vue pour « tentative d'assassinat ».
Une enquête pour tentative d'assassinat
Le parquet de Toulon a ouvert une enquête criminelle pour faire la lumière sur ce drame. Si la qualification de tentative d'assassinat a été retenue, les enquêteurs cherchent désormais à comprendre ce qui a poussé un élève à poignarder son professeur d'arts plastiques.
Concernant le mobile de l'attaque, Raphaël Balland s'est voulu prudent mais clair sur les premières orientations des investigations : « aucune connotation religieuse ou politique » n'apparaît « à ce stade » du dossier. Cette précision écarte pour l'heure la piste terroriste, recentrant l'enquête sur le profil du jeune garçon et sa relation avec l'enseignante.
Des tensions semblaient exister entre les deux protagonistes. Une source policière a confié que l'adolescent avait déjà reçu « plusieurs avertissements » de la part de la victime, « vraisemblablement en raison de son comportement, avant de l’agresser ». L'instruction devra déterminer si ces réprimandes scolaires constituent le mobile de cette attaque.
La mobilisation immédiate de l'État
Face à la gravité de l'événement, la réaction politique ne s'est pas fait attendre. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé se rendre « sur place immédiatement ». Il a exprimé son soutien via le réseau social X : « Une professeure a été victime d’une agression au couteau dans un collège de Sanary-sur-Mer. Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi ».
De son côté, l'Élysée a fait savoir que le président de la République se tient « informé de l’état de santé de l’enseignante et de l’évolution de la situation ». Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a également partagé « l’effroi de la communauté éducative ».
Pour accompagner les élèves et le personnel témoins de cette scène traumatisante, une cellule d'écoute psychologique a été déployée au sein de l'établissement.