Affaire Émile : des traces ADN recherchées, son oncle dans le viseur

Publié par Matthieu Chauvin
le 28/01/2026
Vélos garage
Istock
L'enquête sur la mort du petit Émile avance, avec l'analyse ADN en cours de deux vélos saisis chez ses grands-parents, à l'origine pour déterminer l'origine de la lésion crânienne de l'enfant. Les investigations ont confirmé qu'ils étaient utilisés par son oncle, Maximin, 20 ans, quand il était en vacances au Haut-Vernet. Le jeune homme n'a jamais pris la parole publiquement.

Le mystère plane toujours sur le Haut-Vernet, mais les gendarmes resserrent l'étau autour des pièces à conviction. Après des mois d'investigations techniques et d'auditions, l'instruction se concentre désormais sur des éléments matériels précis, prélevés au cœur même du foyer familial. Cette nouvelle étape scientifique pourrait bien faire basculer le dossier en validant ou en écartant définitivement certaines hypothèses.

Une saisie ciblée chez les grands-parents

C'est un fait nouveau qui relance les spéculations autour de la piste intra-familiale. Le 16 décembre 2025, les gendarmes de la Section de Recherches de Marseille avaient procédé à la saisie de deux bicyclettes au domicile des grands-parents d'Émile. D'après les informations rapportées par BFM TV et plusieurs médias locaux, ces objets intéressent particulièrement les enquêteurs car ils étaient utilisés par l'oncle du petit garçon, Maximin, quand il était en vacances au village.

Ce jeune homme, dont le nom revient régulièrement dans le dossier, était présent sur les lieux au moment de la disparition en juillet 2023. Immédiatement après leur découverte, les deux vélos avaient été placés sous scellés et transférés pour une batterie de tests, à cause de la spécificité des blessures constatées sur l'enfant.

Le laboratoire Doutremepuich traque l'invisible

Pour faire parler ces pièces à conviction, la justice a fait appel à une référence mondiale en la matière. L'expertise a été confiée au laboratoire bordelais du Professeur Christian Doutremepuich, surnommé le "pape de l'ADN" pour sa capacité à exploiter des micro-traces sur des "cold cases". La mission des experts est précise : ils doivent "mettre au jour tous les éléments d'ADN identifiables", qu'il s'agisse d'empreintes digitales, de cellules de peau ou de traces de sang sur les vélos.

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Cette recherche minutieuse ne doit rien au hasard. Elle fait suite, selon Le Nouveau Détective, au rapport anthropologique rendu début 2025. Ce document capital a écarté l'hypothèse d'une simple chute accidentelle. Les analyses osseuses suggèrent en effet une lésion crânienne d'Émile compatible avec un coup volontaire, potentiellement porté à l'aide d'un objet.

Vers la confirmation d'un scénario violent ?

Les enquêteurs attendent de ces résultats qu'ils valident ou infirment un scénario précis. L'expertise ADN vise à déterminer si l'un des deux-roues a pu percuter l'enfant, accidentellement ou volontairement, ou s'il a servi à déplacer le corps après la mort. Selon une source proche de l'enquête citée par Marie France, les vélos ou certains de leurs éléments détachés sont examinés en tant qu'objets contondants potentiels.

Si les techniciens parviennent à isoler de l'ADN sur le cadre, le guidon ou les roues par exemple, cela constituerait une preuve matérielle directe reliant la personne auquel il appartient, à la scène. Les résultats sont attendus avec fébrilité pour "orienter la suite de l'instruction." En cas de retour positif du laboratoire, de nouvelles auditions, voire des confrontations, pourraient être rapidement ordonnées par les juges d'instruction pour obtenir enfin des réponses.

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