Sébastien Chabal à frôlé la mort : il témoigne

Publié par Julien Pinardi
le 15/03/2026
Sébastien Chabal
abacapress
© Joly Victor/ABACA
Lors d'une interview postée cette semaine sur un podcast dédié au rugby, l'ancien colosse du XV de France, Sébastien Chabal, a livré un récit glaçant sur l'infarctus dont il a été victime alors qu'il conduisait seul sur l'autoroute.

Il a failli ne pas voir le XV de France remporter le Tournoi des six nation ce samedi 14 mars 2026. Habitué à renverser des montagnes sur les terrains, l'ancien joueur tricolore âgé de 48 ans a vu son destin basculer sur le bitume. Lors d'un entretien accordé au podcast Face à la toile, animé par son ex-coéquipier Romain Magellan, l'ex-icône du rugby français s'est livrée sur cet événement traumatisant. Une interview choc qui met en lumière la fragilité insoupçonnée des sportifs de haut niveau.

Un malaise sous la douche : le récit d'une douleur trompeuse

Même les géants ne sont pas invulnérables. Avant d'effectuer un trajet professionnel entre Lyon et Avignon, Sébastien Chabal est frappé par une douleur intense. Dans un premier temps, le consultant sportif met ce ressenti sur le compte de la fatigue physique. "Je prends ma douche et j'ai l'impression que je me fais mal aux cervicales", confie-t-il à Romain Magellan. "Je me dis 'ça va pas être cool le voyage', je prends la bagnole et puis j'ai de plus en plus mal ."

Conscient de son lourd passif génétique en matière de santé cardiaque, il pose un diagnostic glaçant sur son propre état. "J'ai toujours su que j'allais faire des infarctus", souligne-t-il. "Mon papa, j'avais un terrain familial. Je savais un peu (sic) les signes d'un infarctus."

La décision de la survie : conduire au péril de sa vie

"Seul sur la route, les signes étaient de plus en plus présents." Il décide de s'arrêter sur une aire d'autoroute.  face au silence d'un parking désert, le consultant sportif et trublion du PAF se retrouve confronté à un choix radical. Terrifié à l'idée de succomber dans l'anonymat, il prend le risque insensé de reprendre le volant. "J'ai compris que ce n'étaient pas mes cervicales mais que c'était 'ça' (l'infarctus, NDLR) et j'ai roulé jusqu'à Valence."

"Je m'étais arrêté en me disant que ça allait peut-être passer mais vu les signes qui étaient de plus en plus présents et de plus en plus douloureux, je me suis dit 'il faut quand même que j'y aille sinon ils risquent de me retrouver sur l'aire d'autoroute, dans quelques semaines parce que c'est un endroit où il n'y a vraiment rien'", explique-t-il. 

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L'arrivée fracassante aux urgences et la prise en charge médicale

"J'ai fait les quelques kilomètres qui me restaient jusqu'à Valence, je suis allé à l'hôpital et je m suis enregistré. J'étais en train de faire un infarctus." Pris en charge immédiatement, le sportif subit une opération en urgence pour la pose d'un stent. L'intervention est un succès total. "Heureusement mon cœur n'a pas de séquelles", se rassure-t-il, tout en exprimant une profonde admiration pour le savoir-faire des médecins. "La médecine est tellement incroyable", souffle-t-il.

L'après : une hygiène de vie radicalement transformée

Si l'homme fait face à cet incident avec philosophie, la détresse de ses proches a agi comme un véritable électrochoc. "C'est grave. Pour ma famille, c'est grave. Cela inquiète davantage les gens", admet-t-il ouvertement.

Pour protéger les siens, le colosse a pris de nouvelles résolutions drastiques concernant sa santé. "J'essaie de faire des efforts : ne pas fumer, je ne picole pas et je ne mange pas dégueulassement", détaille le père de famille. Malgré cette mise au point nécessaire, Sébastien Chabal refuse de sombrer dans la paranoïa : "Je ne dis pas que ce n'est rien. Mais je dis que ça ne fait pas peur."

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