Rappel de laits infantiles : le patron de Nestlé présente ses excuses
Ce mercredi 14 janvier, Philipp Navratil, directeur général de Nestlé, a pris la parole dans une vidéo pour adresser ses "sincères excuses pour l’inquiétude et les perturbations que ceci a pu causer aux parents, proches aidants et clients". Cette intervention survient alors que le groupe orchestre un retrait massif de produits dans près de soixante pays, dont la France, l'Allemagne, la Chine et le Brésil.
Une mesure de précaution inédite et massive
L'opération concerne des laits infantiles commercialisés sous diverses appellations, dont certaines références bien connues des consommateurs français. Si les premières alertes ont été lancées en décembre en Europe, l'ampleur du dispositif s'est considérablement élargie. Philipp Navratil a tenu à préciser, en invoquant sa propre expérience de "parent", qu'il s'agissait avant tout d'une mesure "de précaution". Le dirigeant a martelé qu'"aucun cas de maladie liée aux produits touchés n'a été confirmé jusqu'à présent".
L'origine de ce retrait préventif a été clairement identifiée par l'entreprise. La contamination provient d'une "matière première fournie par un partenaire externe", dont l'utilisation a conduit le groupe à stopper immédiatement la distribution des lots suspects. Pour les parents, la priorité est désormais de consulter la liste de rappel des produits pour bébé Nestlé disponible sur les sites officiels de la marque et des autorités sanitaires.
La céréulide au cœur des inquiétudes sanitaires
Au-delà de la logistique du rappel, c'est la nature du risque qui préoccupe les autorités et les familles. Le danger potentiel réside dans la présence de céréulide, une toxine émise par la bactérie Bacillus cereus. Si cette bactérie est courante dans l'environnement, sa toxine peut provoquer des troubles digestifs notables. Il est essentiel de comprendre comment agit le Bacillus cereus dans l'alimentation du nourrisson : l'ingestion peut entraîner des vomissements ou des diarrhées rapides après consommation.
La gestion de cette crise a toutefois suscité de vives critiques, notamment de la part de l'ONG Foodwatch, qui a dénoncé une communication jugée trop lente et fragmentée pour un public aussi vulnérable. Face à ces reproches, la justification de Nestlé sur la communication du rappel repose sur la nécessité de collaborer "étroitement avec les autorités" de "chaque pays", ce qui aurait imposé des annonces locales successives plutôt qu'une alerte globale immédiate. Philipp Navratil assure que la gestion a été menée "rapidement et de manière transparente", rapporte BFMTV.
Un impact économique et une image à reconstruire
Cet épisode marque un coup dur pour la réputation du groupe, déjà ébranlée par le scandale du traitement des eaux en bouteille en 2024. « Tous les rappels ont maintenant été annoncés », a-t-il assuré, tandis que Nestlé fait désormais état d’une soixantaine de pays concernés.
Pour les consommateurs en possession de boîtes suspectes, il est impératif de ne pas les utiliser et de se renseigner sur que faire avec un lot de lait Nestlé rappelé pour obtenir un remboursement.