Alors que les résultats des prélèvements génétiques sur les chiens se font toujours attendre, les zones d'ombre se multiplient autour de la mort d'Elisa Pilarski. Que s'est-il passé dans cette forêt le 16 novembre ?
Mort d’Elisa Pilarski : les zones d’ombre se multiplientAFP

Plus le temps passe, plus le flou s’épaissit autour de la mort d’Elisa Pilarski. La jeune femme de 29 ans, enceinte de six mois, est décédée le 16 novembre dernier alors qu’elle promenait un de ses chiens dans la forêt de Retz (Aisne). Depuis, les enquêteurs tentent de trouver les animaux impliqués dans ce drame : selon les résultats de l’autopsie, la mort de la jeune femme "a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d’autres post mortem". Curtis, le chien présent avec elle, a été placé dans une fourrière de Beauvais après avoir été pris en charge par des vétérinaires pour des blessures à la tête. Alors que les enquêteurs n’ont, pour l’heure, privilégié aucune piste, l’animal semble être présenté comme le coupable idéal. Son maître le défend et croit en son innocence.

Mort d’Elisa Pilarski : Curtis est-il un coupable idéal ?

Curtis, le chien du compagnon d’Elisa Pilarski, a très vite été au cœur des interrogations du fait de sa présence sur les lieux du drame. Présenté dans un premier temps comme un American Staffordshire, le flou persiste autour de sa race et plusieurs informations ont été données. Selon Le Parisien, le chien serait un croisement entre un lévrier whippet et un patterdal, ce qui lui donnerait l’apparence d’un American Staffordshire. Interrogée par Planet, l’organisatrice de la cagnotte pour Curtis, M., affirme que l’animal est en réalité un "Pitbull américain importé illégalement de Hollande". Des affirmations fermement démenties par Me Eric Alligné, qui représente Curtis, auprès de Planet : "C’est totalement faux. Ce n’est pas le cœur du débat, ce n’est pas de savoir si c’est un pitbull ou pas".

Deux mois et demi après le décès de sa maîtresse, le comportement de Curtis suscite des interrogations et certaines affirmations pourraient faire de lui le coupable idéal. Depuis le drame, Curtis a mordu deux fois. Une première fois lors de l’audition de Christophe Ellul – le compagnon d’Elisa Pilarski – par les gendarmes. Selon France 3, il aurait mordu la cuisse de son propriétaire, qui, d’après une gendarme, aurait crié : "Putain, il m’a mordu, faut le piquer !". La deuxième morsure a eu lieu au refuge où il se trouve, à Beauvais. Il aurait mordu une bénévole qui devait l’emmener chez le vétérinaire. Interrogée par Le Parisien, la jeune femme affirme avoir eu plusieurs points de suture à la jambe.

Une question se pose : Curtis portait-il une muselière lors de sa promenade ce jour-là ? Peu de temps après le drame, Le Parisien indiquait qu’une muselière avait été retrouvée non loin du corps d’Elisa Pilarski et des relevés génétiques devaient être faits dessus. D’après L’Union, les proches de Christophe Ellul estiment que les griffures retrouvées sur la tête de Curtis montrent qu’il portait effectivement sa muselière au moment du drame. Le chien a été retrouvé blessé près du corps de sa maîtresse, sans qu’on ne sache réellement la nature de ses plaies. Christophe Ellul est convaincu de l’innocence de son chien, comme il l’a expliqué à BFMTV : "Curtis est le seul témoin de ce qui s’est passé, c’est mon chien, c’était notre chien, le bébé à Elisa. Je ferai tout ce que je peux pour savoir la vérité et je ne lâcherai pas". Seuls les résultats des analyses génétiques permettront de connaître la race des animaux impliqués. Les animaux d’une chasse à courre sont également pointés du doigt.

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