Coup de théâtre dans l'affaire Carlos Ghosn. L'ancien patron de Renault-Nissan a quitté secrètement le Japon, où il était assigné à résidence. Ce que l'on sait de cette fuite spectaculaire.
Fuite de Carlos Ghosn : ce que l'on saitCarlos Ghosn en 2018AFP

Un pied-de-nez retentissant aux autorités japonaises. Carlos Ghosn, qui était assigné à résidence au Japon, a fui l’archipel et se trouve désormais au Liban, selon une information des Echos confirmée par le principal intéressé. D'après les médias libanais, Carlos Ghosn a atterri lundi 30 décembre à Beyrouth à bord d’un avion privé venu de Turquie. Dans un communiqué transmis par ses proches, et cité par LCI, l’ancien patron de Renault-Nissan explique : "Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité, où la discrimination est généralisée et où les droits de l’homme sont bafoués, cela au mépris absolu des lois et traités internationaux que le Japon a ratifiés et qu’il est tenu de respecter".

Carlos Ghosn a fui le Japon : "Je me suis libéré de l'injustice"

Le patron déchu de l’automobile devait être jugé à partir d’avril 2020 pour des malversations financières présumées. Il a été officiellement assigné à résidence à Tokyo le 25 avril dernier après 130 jours de détention, lors desquels il n’a cessé de clamer son innocence. Si les circonstances de son départ du Japon restent à éclaircir, Carlos Ghosn n’avait, a priori, pas l’autorisation de quitter l’archipel. "Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique", explique l’ancien PDG dans le communiqué transmis ce 31 décembre. "Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine", ajoute-t-il.

La justice japonaise accuse Carlos Ghosn d’abus de confiance aggravé et de détournement au détriment de Nissan. Il est soupçonné par les autorités d’avoir minoré une partie de ses revenus entre 2010 et 2018, à hauteur de 74 millions d’euros. Des accusations pour lesquelles il encourt au Japon jusqu’à 15 ans de prison et 1,25 million d’euros d’amende. Depuis son arrestation en octobre 2018, Carlos Ghosn affirme qu’il s’agit d’une "conspiration" des cadres de Nissan, du ministère de l’Economie nippon et de certains hommes du parquet de Tokyo. L’objectif ? L’évincer de son poste. Ce coup de théâtre, dont on ignore encore tous les détails, n’a pas échappé à l’avocat japonais de Carlos Ghosn, qui ne semble pas le soutenir.

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