La nouvelle peut faire penser à une blague mais non ! Une ville a autorisé de faire l'amour en public.
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Autorisation de faire l’amour dans les lieux publics : alléger le travail de la police

La mesure peut surprendre et sa motivation encore plus. Le conseil municipal de la ville de Guadalajara (Mexique) a décidé d’autoriser les relations sexuelles dans les lieux publics. Toutefois, ce genre de pratique peut être sanctionnée si une personne vient s’en plaindre.

L’autorité locale a justifié sa décision du fait que les forces de l’ordre accordaient trop de leur temps à gérer des tâches d’importance mineure. Avec cette autorisation, l’objectif est de leur donner plus de temps pour les "crimes sérieux", rapporte le journal mexicain El Universal.

La décision s’inscrit dans une série de réformes du règlement du conseil municipal. Désormais, le règlement régissant les actes allant à l’encontre de la dignité et de la coexistence sociale prévoit que : "les rapports sexuels ou les actes d’exhibitionnisme à caractère sexuel dans des lieux publics, des terrains vacants, des véhicules ou des endroits donnant sur le public seront considérées comme des infractions administratives", explique le quotidien mexicain.

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Autorisation de faire l’amour dans les lieux publics : lutter contre l’extorsion

Concrètement, la police ne peut agir contre ce type de comportement qu’en cas de plainte ou de demande d’intervention de la part d’un citoyen. L’autorisation a un double objectif. En plus de faciliter le travail de la police, le but est de limiter les abus policiers dont peuvent être victimes les habitants.

Guadalupe Morfin Otero, l’homme politique qui a proposé ce changement, souhaite mettre fin à une interprétation trop large de la version précédente du texte. Des policiers zélés s’appuyaient sur cet article du règlement pour extorquer de l’argent aux personnes qu’ils accusaient d’actes immoraux ou d’exhibitionnisme, dès lors qu’ils affichaient "leur amour en public".

Selon El Universal, le conseiller du Mouvement Citoyen, Guadalupe Morfin Oteron, s’est appuyé sur une enquête réalisée parmi des étudiants. Dans celle-ci, il ressort que 90% des personnes interrogées ont déclaré avoir subi une extorsion de la part d’agents sur ce fondement.

La réforme ne fait pas l’unanimité. Certains de ses détracteurs estiment que la priorité est d’agir contre la corruption dans le corps de la police de Tapiata.

 

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