Chaque année, l'Etat paye un certain nombre de représentants du culte, traités de façon très similaire à des fonctionnaires. Eux et leurs retraités coûtent particulièrement cher à l'Etat.
Ces prêtres qui coûtent presque quatre fois plus chers que les retraitesIstock

 C'est dans le Bas-Rhin que l'on en trouve le plus. Ces représentants du culte, qui officient pour les églises catholiques, protestantes et israélites, sont très spéciaux… en cela qu'ils ont un statut "assimilable à celui de la fonction publique". Et donc qu'ils coûtent particulièrement cher, indique le mensuel spécialisé en économie Capital, qui tire ses informations de la locale de Rue89. Une anomalie des plus étranges, au regard de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, promulguée en 1905, mais qui n'existe que dans trois départements bien spécifiques : ceux d'Alsace - c'est-à-dire le Haut-Rhin et le Bas-Rhin - ainsi que la Moselle.

Ces "fonctionnaires" religieux sont donc payés par l'Etat, à l'aide des impôts des Françaises et des Français. Et ce, depuis des années ! La réalité de leur statut remonte à la signature du Concordat de 1801, par Napoléon lui-même. Il est important de préciser, par ailleurs, que l'Etat doit aussi payer des pensions à 800 retraités des religions concernés… Ainsi qu'à leur seules épouses.  Pour eux seuls, l'enveloppe représenterait tout de même 16 millions d'euros à l'année.

Pourquoi l'Etat paie-t-il des agents du culte ?

En pratique, l'Etat ne paie pas que la rémunération et les pensions de retraites des agents du culte, poursuit Capital. La totalité du budget alloué vise aussi à financer les subventions de l'administration et de personnels qu'il faut également régler.

Initialement, ce statut octroyait à l'Etat le droit de nommer les évêques de Strasbourg et de Metz. Dorénavant, il dispose seulement d'un droit de regard et ne peut qu'entériner les décisions des religions concernées.

Fort heureusement, le budget global est réduit par un certain nombre de plafonds…

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