La mise en examen de Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme repose sur plusieurs incohérences dans son récit des évènements. Son avocat, Maître Jean-Baptiste Alary, conteste les éléments avancés par les enquêteurs, qu'il juge fallacieux.
Cédric Jubillar : podomètre, couette, drogue... Ces éléments contestés par son avocatAFP

Six mois de mystère.  La nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar se volatilise sans laisser la moindre trace. Dans le petit village de Cagnac-les-Mines (Tarn), personne ne sait ce qui est arrivé à cette femme appréciée de tous. Mère de famille aimante, infirmière dévouée, amie fidèle... Ses proches n'hésitent pas à parler d'elle en des termes très élogieux. Pour les enquêteurs, l'hypothèse du départ volontaire ne tient pas : la trentenaire n'aurait jamais abandonné ses deux enfants. 

Alors qu'ils font mine de n'avoir aucune piste, les gendarmes chargés de l'affaire dirigent très vite leurs soupçons sur l'époux de la disparue, Cédric Jubillar. Pendant des semaines, ils mènent leurs investigations dans le plus grand secret afin de gagner la confiance du suspect. La justice ira jusqu'à lui accorder le statut de partie civile : de la sorte, le trentenaire ne pouvait pas s'imaginer être dans le viseur des enquêteurs. 

Cédric Jubillar : la couette "n'a nullement été cachée" selon son avocat

L'affaire est bouleversée le mercredi 16 juin, lorsque l'artisan plaquiste est interpellé sur son lieu de travail puis placé en garde à vue. On apprend alors que les enquêteurs ont relevé un nombre important d'incohérences dans le discours de Cédric Jubillar. Si le trentenaire nie en bloc avoir un lien avec la disparition de sa femme, il sera tout de même mis en examen pour "homicide volontaire sur conjoint" deux jours plus tard. 

Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République Dominique Alzéari a listé les éléments qui laissent penser que le mari de Delphine Jubillar aurait un lien avec sa disparition. Parmi eux, le fait que le suspect aurait mis la couette de son épouse dans la machine à laver quelques minutes avant l'arrivée des gendarmes... Soit en pleine nuit. Le siphon du lave-linge serait soumis à des analyses afin de retrouver d'éventuelles traces de sang.  Dans les colonnes de La Dépêche, l'avocat de Cédric Jubillar conteste fermement cet élément. "On entend aujourd'hui que cette couette est présentée comme un élément à charge alors même que cet effet n'a nullement été caché et était à la disposition des enquêteurs. Cédric Jubillar n'a jamais cherché à la faire disparaître", indique Maître Jean-Baptiste Alary. 

L'homme de loi conteste également d'autres éléments avancés par les enquêteurs...

Ce gonfleur que tout le monde s’arrache est en solde ! Utilisez le code SOLDES30 !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.