Incarcéré depuis bientôt trois mois, Cédric Jubillar vivrait dans des conditions difficiles. Sa compagne Séverine, qui le soutient depuis le premier jour, en appelle désormais à la générosité des internautes via une cagnotte.
Appel à sa compagne, isolement, droit de fumer… Le quotidien de Cédric Jubillar en celluleLa maison d'arrêt de Seysses en 2007AFP
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Cédric Jubillar incarcéré : punaises, cafards... Son calvaire quotidien

Rats, cafards, promiscuité... C'est une vision d'horreur que livre un rapport publié mardi 13 juillet 2021.  Dans ce document publié au Journal officiel, de nombreux dysfonctionnements de la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne, sont mis au jour. Comme le révèle Femme Actuelle, c'est Dominique Simonnot qui a dressé ce constat glaçant après avoir visité du lundi 31 mai au vendredi 11 juin 2021 le centre pénitentiaire de Seysses près de Toulouse. C'est ici qu'est incarcéré Cédric Jubillar en détention provisoire depuis le 18 juin dernier. La responsable du Contrôleur générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) était chargée de contrôler les conditions de vie des détenus. Elle révèle la surpopulation carcérale, avec deux fois plus de prisonniers que la capacité d'accueil maximale (898 détenus pour 482 places). Les détenus sont ainsi forcés de dormir sur des matelas au sol. Selon Dominique Simonnot, ancienne journaliste du Canard Enchaîné et de Libération, cette surpopulation est notamment due au faible taux de libération "de l'ordre de 1 à 3%".

Sanitaires sales et détritus au sol

Au-delà de la surpopulation carcérale, selon le rapport, relayé notamment Gala, la saleté des sanitaires est pointée du doigt, au même titre que celle des sols, jonchés de détritus. Selon le rapport, rédigé après la visite de onze contrôleurs, des punaises de lit et des cafards ont infesté les cellules. Les sanitaires sont sales et les sols jonchés de détritus. Dans l'espace de promenade, des rats se baladent au milieu des déchets. Dominique Simonnot fait état "d’un nombre important de dysfonctionnements graves qui permettent de considérer que les conditions de vie [des détenus] sont indignes". 

Jean-Baptiste Alary, l'avocat du mari de Delphine Jubillar, s'est exprimé à ce sujet dans Femme Actuelle et rappelle que "176 personnes dorment par terre" mais précise que Cédric Jubillar est quant à lui à l'isolement peut donc avoir une intimité dans sa cellule. Il ne reste pour autant pas épargné par l'insalubrité des locaux et des nuisibles qui y pullulent. 

Pour rappel, interpellé mercredi 16 juin devant son lieu de travail, le mari de Delphine Jubillar a été mis en examen pour "homicide volontaire sur conjoint" deux jours plus tard, puis placé en détention provisoire dans la foulée. Il est désormais le suspect numéro un dans la disparition de sa femme, qui s’est volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Les enquêteurs pensent avoir accumulé suffisamment d’indices pour prouver son rôle dans cette affaire, même si lui conteste toute implication. Il reste présumé innocent. Que sait-on de sa vie en prison ?

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