Cédric Jubillar est le principal suspect dans la disparition de sa femme. Ses avocats ont contesté son placement en détention provisoire lors d'une audience mardi 6 juillet et surtout les éléments avancés par l'accusation dans ce dossier.
Cédric Jubillar : les éléments contestés par ses avocats

Une audience clef pour Cédric Jubillar. Devant la chmbre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse (Haute-Garonne), les avocats du trentenaire ont plaidé pour son placement sous contrôle judiciaire, alors qu'il est en détention provisoire depuis le 18 juin dernier. Mis en examen pour "homicide volontaire par conjoint", le mari de Delphine Jubillar conteste toute implication dans la disparition de sa femme, dont le corps est introuvable depuis bientôt sept mois.

Affaire Jubillar : un "risque de trouble à l'ordre public" ?

Après six mois d'enquête, les gendarmes de la section de recherche de Toulouse pensent avoir mis la main sur le coupable idéal, le dernier à avoir vu vivante la jeune mère de famille, le soir du 15 décembre. Plusieurs éléments à charge ont été dévoilés par le procureur de la République de Toulouse vendredi 18 juin et sont depuis contestés par la défense de Cédric Jubillar. Me Jean-Baptiste Alary, qui assure sa défense depuis le début de l'affaire, a notamment dénoncé une enquête "à charge" contre son client, regrettant que les autres pistes ne soient pas étudiées. 

Comme l'explique Le Parisien, l'avocat général, qui demande le maintien en détention de Cédric Jubillar, a avancé un "risque de trouble à l'ordre public". "Cette affaire suscite un émoi dans les médias comme sur les réseaux sociaux, lesquels se sont enflammés à l'encontre de Cédric Jubillar, une minorité allant dans le sens de son innocence", a-t-il expliqué, cité par le quotidien francilien. Selon lui, "dans ces conditions, la question de la sécurité de Cédric Jubillar peut se poser". 

Un autre point pousse l'avocat général à maintenir le placement en détention : "Il y a des témoins qui ont déjà parlé et ceux qui pourraient être amenés à parler dans la suite de l'instruction". Des arguments contestés par les avocats de Cédric Jubillar, qui ont ensuite, longuement et en détails, démonté les arguments avancés par l'accusation. Voici les points qui, selon eux, pourraient faire basculer l'affaire.

Pas de certitude de crime

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Pas de certitude de crime

Cédric Jubillar est mis en examen pour "homicide volontaire par conjoint". Lors de l'audience du mardi 6 juillet, les avocats du trentenaire ont rappelé qu'il n'y avait pas de certitude sur le crime. Citée par Le Parisien, Me Emmanuelle Franck a déclaré qu'il n'y avait "pas de scène de crime, pas de trace de sang ou de fluide biologique".

La déclaration de son fils Louis

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La déclaration de son fils Louis

Seul témoin de la soirée, son fils Louis a d'abord expliqué que ses parents ne s'étaient pas disputés ce soir-là. Dans un second temps, il a évoqué des cris alors qu'il se trouvait dans sa chambre. Il aurait entendu "Puisque c'est comme ça, on va se séparer". "Cela fait des mois que Cédric et Delphine Jubillar évoquent clairement leur projet de séparation. Cette phrase ne peut donc être contemporaine de la disparition de Delphine", explique l'avocate, citée par Le Parisien. "Partant de là, on peut vraiment se poser des questions sur la fiabilité de son témoignage".

Une "idée reçue" sur l'existence d'un amant de sa femme

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Une "idée reçue" sur l'existence d'un amant de sa femme

Cédric Jubillar savait-il que sa femme avait un amant ? Connaissait-il le nom de cet homme ? C'est une question au coeur du dossier car, pour les enquêteurs, il s'agirait d'un mobile plausible. Pour les avocats du trentenaire, "il n'a pas une connaissance certaine de l'existence et encore moins de l'identité de l'amnt de sa femme".

"C'est seulement le 16 au matin, après une petite enquête avec une amie de Delphine, qu'il va lister parmi les abonnés du compte Instagram de sa femme huit profils susceptibles d'être l'amant. Il est donc complètement erroné de présenter cet élément comme le détonateur d'un éventuel passage à l'acte", ajoutent-ils, cités par Le Parisien.

Un problème avec les cris entendus ?

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Un problème avec les cris entendus ?

Un autre élément évoqué par le procureur de la République de Toulouse concerne des cris entendus cette nuit-là par deux voisines du couple Jubillar. Selon le magistrat, ils auraient été entendus à 23h07, mais, "les enquêteurs auraient pu établir que ces cris n'ont pu être émis qu'entre 22h51 et 22h55", écrit le quotidien francilien. Quelques minutes qui changent tout...

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