Vous vous apprêtez à partir à la retraite ? Soyez vigilants au moment de choisir la date de votre départ… au risque, sinon, de perdre une année de travail. Explications. 
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La réforme des retraites n’aura probablement pas lieu avant la fin du quinquennat. C’est en tout cas ce qu’affirme Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale et ancien ministre d’Emmanuel Macron, interrogé le 7 novembre 2021 par France 3. L’homme politique persiste et signe : il y a bien trop à faire d’ici au terme du mandat pour pouvoir entamer un pareil chantier… qui devrait selon lui être engagé au lendemain de l’élection présidentielle, en 2022. Est-ce à dire que les conditions de départ ne changeront pas d’ici la fin de l’année ? Probablement. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus de pièges pour les Françaises et les Français qui anticipent aujourd’hui leur cessation d’activité.

La dernière année, observe d’ailleurs l’expert Dominique Prévert (cabinet Optimaretraite) pour Le Monde, peut d’ailleurs aisément se transformer en un véritable bourbier. Il suffit, en effet, d’une unique erreur pour amputer considérablement le montant de sa pension mensuelle et donc perdre potentiellement des milliers d’euros à échelle de toute la période qui fait suite à la cessation d’activité. Ce qu’il faut savoir pour ne pas risquer de se faire avoir.

Retraite : combien pourrait vous coûter le piège de la dernière année ?

Le quotidien du soir a décidé de s’attarder sur le cas d’un hypothétique retraité dont le revenu annuel s’élevait à 40 000 euros sur la dernière année. S’il ne fait pas attention à la façon dont il prépare sa cessation d’activité, il pourrait aisément perdre 50 euros de retraite mensuelle. Rapporté à une espérance de vie de 20 ans, ce manque à gagner s’élève tout de même à quelques 12 000 euros…

Retraite : quel est le problème de la dernière année ?

Le problème, explique encore Le Monde, vient du mode de calcul du montant de la pension de retraite. Celui-ci repose en effet sur la moyenne des vingt-cinq meilleures années professionnelles de la ou du salarié concerné. Or, dans une carrière ascendante, la dernière année s’avère généralement être la plus profitable. Il est donc essentiel de pouvoir la compter parmi celles comptabilisées par les autorités compétentes.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. S’il suffit théoriquement d’acquérir quatre trimestres de cotisations pour valider une année, ce n’est plus le cas une fois la demande de départ à la retraite formulée. Il faudra alors travailler jusqu’à la fin de l’année pour pouvoir en bénéficier.

Pour éviter tout risque, reportez donc votre départ à la retraite au 1er janvier, ainsi que l’a déjà expliqué l’économiste Philippe Crevel dans nos colonnes.

Retraite : l’autre intérêt de ne pas partir en cours d’année

Retarder sa cessation d’activité présente une myriade d’avantages : c’est aussi l’occasion, continue Dominique Prévert pour le quotidien du soir, de s’assurer une pension de retraite complémentaire plus importante

Les revenus professionnels s’avérant (presque) toujours plus élevés que le train de vie d’un retraité, continuer à cotiser pour quelques trimestres de plus permet mécaniquement de grossir sa pension finale de quelques dizaines d’euros.

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