Marion Maréchal : « J’ai peur pour ma fille », ses confidences chocs sur l'insécurité
C'est une prise de parole remarquée qu'a livrée Marion Maréchal sur les ondes de France Inter. En pleine promotion de son livre, elle a quitté le terrain purement politique pour aborder une dimension plus intime de son engagement. Interrogée sur le climat actuel en France, elle a lâché une phrase lourde de sens : « Je vis dans un pays où j’ai peur pour ma fille et pour ma grand-mère. Ça devient un sujet ! ».
Cette déclaration fait écho à une actualité dramatique récente, l'eurodéputée mentionnant spécifiquement le cas d'une femme de 90 ans « violée par un clandestin sous OQTF ». Pour Marion Maréchal, l'insécurité en France n'est plus un concept abstrait mais une réalité quotidienne qui touche toutes les générations. Au-delà de ce constat, elle a tenu à revendiquer l'héritage familial, reconnaissant le rôle de son grand-père, Jean-Marie Le Pen, et affirmant ressentir le « devoir » de porter cet héritage politique, malgré le poids du nom.
Une ligne radicale inspirée de Donald Trump
L'intervention a également permis de clarifier son positionnement idéologique à l'international. Marion Maréchal assume une proximité évidente avec le président américain, jugeant que Donald Trump "fait quelque chose de très intéressant sur le plan politique". "Il est en train d'expliquer que la volonté politique peut reprendre le pas sur la techno-bureaucratie, sur le gouvernement des juges qui aujourd'hui nous rend incapacitants, et il fait la démonstration que dans le grand jeu géopolitique qui nous attend, et on peut peut-être le déplorer, le rapport de force va s'imposer à nous et que donc il faut être capable de défendre ses intérêts. Je ne reproche pas à Donald Trump de défendre les intérêts américains, je reproche aux élites européennes de ne pas défendre les intérêts européens", a-t-elle lancé.
Elle dresse d'ailleurs un parallèle entre les défis américains et français. L'eurodéputée cite l’immigration, l’insécurité liée au narcotrafic et le « wokisme » comme des « combats communs ». Cependant, sa défense de la police américaine a suscité de vives réactions. Concernant la mort de deux citoyens tués par la police fédérale, elle a évoqué des « accidents malheureux ». Elle attribue en partie ces drames à des « militants d’extrême gauche qui s’interposent dans l’action policière ».
"J'espère que Marine Le Pen pourra être candidate"
Alors que les spéculations vont bon train sur l'avenir politique de Marion Maréchal et Marine Le Pen en 2027, l'auteure de Si tu te sens Le Pen a tenu à lever toute ambiguïté. Elle assure que son ouvrage « n’est pas un livre de candidature ». Plus encore, elle renouvelle son soutien à sa tante : « J'espère que Marine Le Pen pourra être candidate, et quoiqu'il arrive, de toute façon, nous ferons évidemment tous la campagne ensemble ».
Si les relations avec le Rassemblement national ont pu être « tendues » par le passé, Marion Maréchal insiste sur l'impératif de « construire des alliances » pour l'union des droites, citant en exemple la stratégie de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Son objectif affiché reste la victoire des « idées patriotes », qui, selon ses termes, « n’appartiennent pas aux Le Pen » mais doivent triompher collectivement.