Quand Adriana Karembeu préférait les hommes "dominants"

Publié par Julien Pinardi
le 18/03/2026
Adriana Karembeu
abacapress
© Castel Franck/ABACA
Adriana Karembeu lève le voile sur l'influence toxique de son père et ses conséquences sur ses relations, amorçant enfin une véritable reconstruction personnelle, en compagnie de Marc Lavoine.

Longtemps perçue comme une icône glamour intouchable, l'ancienne mannequin fend l'armure pour dévoiler les failles de son passé. Derrière les sourires de papier glacé se cachait une femme conditionnée à s'effacer, fuyant une enfance meurtrie pour se réfugier dans l'ombre de ses célèbres compagnons. Aujourd'hui, elle choisit de reprendre le contrôle de sa propre histoire.

Un traumatisme originel marqué par l'invisibilité

Élevée en Tchécoslovaquie sous la coupe d'un père autoritaire, Miroslav Sklenařík, la star a grandi avec une blessure béante. "Mon père m'a dit : 'Je ne t'aime pas'", confie-t-elle au micro de NRJ Belgique en mai 2024. Pour survivre à cette dureté, illustrée dans son livre par une gifle paternelle reçue pour une simple note de 19/20 à l'école, la jeune fille élabore une stratégie de défense redoutable : se faire oublier. "C’est cette invisibilité qui me protège finalement. C’est la meilleure couverture", ajoute-t-elle. Un effacement systématique qui engendre un immense vide intérieur, l'amenant à penser que moins elle existait, mieux elle se portait, comme elle le relatait sur M6 Info.

La répétition du schéma et l'effacement derrière l'homme

Ce conditionnement affectif a profondément dicté ses choix sentimentaux. En grandissant, l'ambassadrice de la Croix-Rouge a transposé ce besoin de s'effacer au sein de ses mariages, notamment avec le champion du monde de football Christian Karembeu. Dans les colonnes de Télé Loisir ce 17 mars, elle explique : "Je n’existais pas quand j’étais enfant, ou pas en présence de mon père. Je me suis adaptée, j’étais petite donc le seul moyen de ne pas l’énerver c’était de disparaître. Je me suis comportée de la même manière dans mes relations amoureuses en étant adultes. J’ai choisi des hommes avec des personnalités très fortes et dominantes. J’avais l’impression qu’ils savaient toujours mieux que moi. Petit à petit, je me suis effacée, j’ai commencé à disparaître parce qu’ils prenaient le dessus. C’était très subtil, mais aujourd’hui j’ai appris à bien reconnaître ce moment."

Celle qui participe à la saison 6 des Traîtres, sur M6 dès le 28 mars, déclare à Télé Loisirs : "Pour comprendre mes relations et il a fallu que je commence par ma première rencontre avec l’amour ou désamour plutôt, avec mon père. Car c’est celle-là qui donne le rythme après pour les autres. J’étais obligée de dire les choses et de commencer dès le début."

Vous avez aimé cet article ?

Le déclic maternel et l'écriture thérapeutique

Le véritable bouleversement survient en 2018 avec la naissance de sa fille, Nina. Ce nouveau rôle de mère agit comme un électrochoc émotionnel. Refusant de léguer ses failles en héritage, elle puise une force inédite pour incarner un modèle inspirant. "J'ai envie de lui dire regarde ta maman elle est forte", soulignait-elle sur M6 Info, amusée par sa fillette qui la qualifie de "meilleure maman au monde parce que tu es une Barbie." La publication de son nouveau livre le 5 mars dernier, Je t’aime parce que je t’aime et voilà tout, marque cette volonté d'émancipation, signant la fin définitive de sa docilité face aux attentes masculines.

Un amour apaisé et la fin des sacrifices

Cette métamorphose trouve un écho retentissant dans sa vie amoureuse actuelle. En couple avec le chanteur Marc Lavoine, elle savoure une relation équilibrée où le sacrifice de soi n'est plus requis. Invitée sur le plateau de Telematin, la quinquagénaire rayonne : "Enfin je me sens apaisée, je suis en paix. Je ne suis pas obligée de faire un effort aujourd'hui." Désormais maîtresse de son destin, elle chérit cet espace personnel préservé qui renforce l'harmonie de son couple, s'étonnant presque de cette liberté nouvelle : "J'ai mon espace où j'existe et ça plaît [...] d'être soi-même, c'est franchement... pourquoi j'ai pas fait ça avant ?"

Enfin, toujours à Télé Loisirs, elle confie : "Je me sens en paix. Dans un amour apaisé, quand vous le rencontrez, vous savez combien ça fait du bien parce qu’on reste entier, on ne se diminue pas, on défend notre propre espace."

Google News Voir les commentaires