Brigitte Macron : "Je ne suis pas une femme mesurée", sa mise au point cash sur la polémique

Publié par Matthieu Chauvin
le 06/01/2026
Brigitte Macron
AFP
Invitée du 20 Heures de TF1 pour lancer l'opération Pièces Jaunes, Brigitte Macron a surpris les téléspectateurs. Interrogée sur ses propos controversés tenus en coulisses d'un spectacle, la Première Dame a joué la carte de la franchise totale. En déclarant "Je ne suis pas une femme mesurée", elle offre une grille de lecture inédite sur son caractère impétueux face aux critiques.

C'est une séquence que personne n'avait vu venir en ce début d'année. Alors que l'opération Pièces Jaunes bat son plein, l'épouse du chef de l'État a profité de la tribune nationale offerte par TF1 pour revenir sur l'incident qui a émaillé sa fin d'année. Loin du mea culpa attendu par certains, bien qu'elle ait déjà présenté des excuses, elle a choisi l'offensive et la sincérité brute, transformant une interview caritative en moment de vérité politique.

Une justification inattendue après la polémique : l'aveu de faiblesse ?

Le dimanche 4 janvier 2026, le plateau du journal télévisé de la Une s'est transformé en confessionnal. Alors que l'objectif premier était d'encourager la générosité des Français, la conversation a glissé sur le terrain personnel. Brigitte Macron n'a pas cherché à fuir. Avec une franchise désarmante, elle a lâché cette phrase qui résonne aujourd'hui comme un mantra : "Je ne suis pas une femme mesurée." Cette justification après la polémique sonne comme une revendication. Elle ne s'excuse pas d'être entière, quitte à déranger. 

Retour sur le scandale : que s'est-il passé en coulisses ?

Pour comprendre cette sortie médiatique, il faut rembobiner le film. Tout part d'une visite de soutien à l'humoriste Ary Abitan. En coulisses, l'ambiance est électrique. Des militantes féministes ont manifesté la veille contre son retour sur scène. C'est là, dans l'intimité d'une loge, que la Première Dame est filmée à son insu. Le contexte des propos volés sur les "sales connes" est celui d'une colère spontanée. "S'il y a des sales connes, on va les foutre dehors... surtout des bandits masqués", lance-t-elle. À l'époque, son entourage tentait de calmer le jeu en évoquant une critique des méthodes radicales employées par les manifestantes, et non une attaque contre les femmes elles-mêmes.

La colère des associations : une rupture définitive ?

Cette défense sur la forme peine toutefois à convaincre sur le fond. La réaction de Nous Toutes aux propos de Brigitte Macron a été immédiate et cinglante. Le collectif s'est déclaré "profondément choqué et scandalisé", estimant que la parole de l'épouse du Président délégitimait le combat des victimes, avait relayé France 24. En affirmant aujourd'hui ne pas être mesurée, l'ancienne professeure de français tente un pari risqué.

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Brigitte Macron et ses confidences sur la pression élyséenne révèlent un fossé grandissant : d'un côté, une femme qui revendique sa liberté de ton au nom du non-lieu d'Ary Abittan et son soutien à un ami blanchi par la justice ; de l'autre, une fonction officielle qui exige une neutralité exemplaire. L'utilisation du JT de TF1 par la Première Dame marque donc un tournant dans sa communication pour 2026. Elle ne semble plus disposée à subir les événements en silence, quitte à froisser une partie de l'opinion publique.

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