Scandale royal : Charles III brise définitivement les liens avec le prince Andrew

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 10/02/2026
charles III
Istock
La publication de nouvelles informations accablantes sur les liens persistants du prince Andrew avec l'affaire Jeffrey Epstein aurait provoqué un "profond malaise" chez le roi Charles III.

La monarchie britannique pensait avoir tiré un trait sur le scandale du prince Andrew en le mettant à l'écart de la vie publique, mais le dossier est loin d'être clos. Chaque nouvelle révélation concernant ses liens passés avec le financier Jeffrey Epstein ravive la crise au sein de la Firme. Cette situation explosive place le roi Charles III dans une position particulièrement délicate, tiraillé entre son rôle de souverain protecteur de la Couronne et celui de frère aîné face à un cadet en pleine disgrâce.

Le poids des nouvelles révélations : le "profond malaise" du Roi

L'onde de choc a été ravivée par la récente publication des mémoires posthumes de Virginia Giuffre, la principale accusatrice de Jeffrey Epstein. Ces écrits, relayés fin 2025, contiennent des détails sordides qui ont replongé le palais dans la tourmente. Selon Rolling Stone, Giuffre y affirme qu'Andrew "pensait que coucher avec moi relevait de son droit de naissance" ("believed sleeping with me was his birthright"). Face à ces accusations renouvelées, la presse britannique, notamment Express.co.uk, rapporte un sentiment de "profond malaise" chez le souverain.

Loin de l'indifférence, Charles III serait surtout "inquiet" et se serait même dit "prêt à aider" la police suite aux allégations sur la transmission de documents confidentiels en 2010, comme l'indique Le Parisien. La pression médiatique est devenue insoutenable pour la "Firme". L'expert royal Richard Fitzwilliams confie à Express.co.uk que ce scandale "occultait le travail important de la monarchie". L'embarras est public : lors d'un récent déplacement, le roi a été interpellé par un passant lui lançant : "Depuis combien de temps saviez-vous pour Andrew et Epstein ?" rapporte L'Express.

La décision radicale de Charles III : la rupture est officielle

Pour protéger l'institution, le monarque a tranché dans le vif. Le Palais de Buckingham a confirmé le lancement d'une "procédure officielle pour retirer tous les titres et les honneurs du prince Andrew". La chute est vertigineuse pour celui qui fut longtemps le fils préféré de la reine Elizabeth II. Désormais, il n'est plus "Son Altesse Royale" mais officiellement désigné sous le nom civil d'Andrew Mountbatten Windsor.

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Cette déchéance s'accompagne d'une éviction géographique symbolique. Andrew a reçu un "avis formel" pour quitter sa résidence historique de Royal Lodge, un manoir de 30 pièces situé dans le parc de Windsor. Selon L'Express, il est contraint de déménager vers un logement beaucoup plus modeste à Sandringham. Cette décision, qualifiée de "coup dur" immobilier, a été "accélérée" par le roi suite aux dernières révélations, marquant sa volonté de couper le duc d'York de son train de vie fastueux.

L'impasse d'Andrew : un déni coûteux et une survie financière incertaine

Ce qui aggrave la disgrâce du prince, c'est son attitude face au scandale. Selon un communiqué repris par France 24, Andrew "continue de nier les allégations portées contre lui". Plus accablant encore aux yeux du public, il "ne s'est jamais excusé, il n'a jamais dit comprendre le sort ou avoir de sympathie pour les victimes de Jeffrey Epstein", souligne un chroniqueur de la chaîne.

Sa situation financière inquiète également le sommet de l'État. Bien qu'il ne perçoive plus d'argent public via le Sovereign Grant, Andrew continue de bénéficier d'une allocation privée du Roi. Cependant, l'origine de ses autres fonds reste floue, suscitant la "frustration" de Charles III, d'après le commentateur Gareth Russell pour GB News. Face à cette impasse, des rumeurs d'exil circulent. Chris Riches, écrivant pour Express.co.uk, avance l'hypothèse qu'Abu Dhabi pourrait offrir à Andrew une "vie privée loin de l'examen minutieux du Royaume-Uni", une option qui nécessiterait toutefois l'aval financier du souverain.

L'unité affichée face à la crise : Charles, William et le devoir

Dans cette tempête, la famille royale tente de faire front commun. Le prince William, très soucieux de l'image de la monarchie moderne, aurait été "impliqué dans la prise de cette décision" radicale, selon L'Express. Le Palais tente de dissocier l'homme de l'institution en exprimant, via un communiqué, sa "compassion et [sa] solidarité envers les victimes et survivants de toutes formes d'abus".

Malgré la fermeté des sanctions, le dilemme reste entier pour Charles III sur le plan personnel. Comme le rappelle Express.co.uk, Andrew demeure "son frère" et cette tragédie familiale continue d'avoir "un impact" émotionnel sur le Roi, contraint de privilégier le devoir à la loyauté fraternelle.

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